Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman à nef unique et abside semi-circulaire.
Vers 1520
Clocher-tour et portail Renaissance
Clocher-tour et portail Renaissance
Vers 1520 (≈ 1520)
Narthex voûté d’ogives et médaillons sculptés.
1597
Fonte de la cloche
Fonte de la cloche
1597 (≈ 1597)
Cloche classée Monument Historique.
Fin XVe–début XVIe siècle
Chapelle sud ajoutée
Chapelle sud ajoutée
Fin XVe–début XVIe siècle (≈ 1625)
Reconstruction post-guerre de Cent Ans par Raymond de Saint-Gily.
Vers 1650
Changement de vocable
Changement de vocable
Vers 1650 (≈ 1650)
Dédiée à Notre-Dame-de-l’Assomption.
Dernier quart du XVIIe siècle
Installation du retable baroque
Installation du retable baroque
Dernier quart du XVIIe siècle (≈ 1750)
Œuvre attribuée à Jean II Tournié.
1930
Pose des vitraux
Pose des vitraux
1930 (≈ 1930)
Réalisés par l’atelier Saint-Blancat (Toulouse).
23 avril 1979
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
23 avril 1979 (≈ 1979)
Protection de l’édifice et de son mobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 611) : inscription par arrêté du 23 avril 1979
Personnages clés
| Saint Ferréol - Premier vocable de l’église |
Évêque de Limoges (597), patron initial. |
| Raymond de Saint-Gily - Seigneur de Lherm |
Finança la reconstruction post-guerre de Cent Ans. |
| Jean II Tournié - Sculpteur présumé |
Auteur possible du retable baroque (XVIIe). |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Lherm, initialement dédiée à saint Ferréol (évêque de Limoges en 597), fut construite au XIIe siècle selon un plan roman simple : une nef non voûtée et une abside semi-circulaire ornée de sculptures. Ce premier édifice, partiellement conservé, reflète l’architecture religieuse rurale de l’époque médiévale.
Après la guerre de Cent Ans, le village et l’église, ruinés, furent reconstruits grâce à Raymond de Saint-Gily, seigneur de Lherm. Les revenus des moulines à fer financèrent l’ajout de deux chapelles latérales (fin XVe–début XVIe siècle pour la chapelle sud, XVIe siècle pour la nord), transformant le plan en croix latine. Un clocher-tour formant narthex, voûté d’ogives, fut érigé vers 1520, accompagné d’un portail Renaissance orné de médaillons (mutilés pendant la Révolution).
Vers 1650, l’église changea de vocable pour Notre-Dame-de-l’Assomption. La nef fut voûtée en berceau (date indéterminée), et la travée du chœur peinte. Au dernier quart du XVIIe siècle, un retable baroque (attribué à l’atelier de Jean II Tournié) fut installé, représentant l’Assomption encadrée par saint Jean-Baptiste et saint Ferréol. Ce mobilier, ainsi qu’une cloche de 1597, sont classés Monuments Historiques.
Les vitraux, réalisés en 1930 par l’atelier Saint-Blancat de Toulouse, complètent la décoration. L’édifice, propriété communale, fut inscrit aux Monuments Historiques le 23 avril 1979, témoignant de son évolution architecturale du roman au baroque, marquée par les reconstructions post-conflits et les ajouts seigneuriaux.
L’église illustre aussi l’histoire économique locale : son relèvement au XVIe siècle fut lié à l’exploitation des moulines à fer, activité majeure de la région. Son mobilier (retable, cloche) et ses vitraux reflètent les périodes de prospérité artistique et religieuse, du Moyen Âge à l’époque moderne.