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Église Notre-Dame de Lherm dans le Lot

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Notre-Dame de Lherm

    D172
    46150 Lherm
Propriété de la commune
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Église Notre-Dame de Lherm
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
Vers 1520
Clocher-tour et portail Renaissance
1597
Fonte de la cloche
Fin XVe–début XVIe siècle
Chapelle sud ajoutée
Vers 1650
Changement de vocable
Dernier quart du XVIIe siècle
Installation du retable baroque
1930
Pose des vitraux
23 avril 1979
Inscription Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. C 611) : inscription par arrêté du 23 avril 1979

Personnages clés

Saint Ferréol - Premier vocable de l’église Évêque de Limoges (597), patron initial.
Raymond de Saint-Gily - Seigneur de Lherm Finança la reconstruction post-guerre de Cent Ans.
Jean II Tournié - Sculpteur présumé Auteur possible du retable baroque (XVIIe).

Origine et histoire

L’église Notre-Dame de Lherm, initialement dédiée à saint Ferréol (évêque de Limoges en 597), fut construite au XIIe siècle selon un plan roman simple : une nef non voûtée et une abside semi-circulaire ornée de sculptures. Ce premier édifice, partiellement conservé, reflète l’architecture religieuse rurale de l’époque médiévale.

Après la guerre de Cent Ans, le village et l’église, ruinés, furent reconstruits grâce à Raymond de Saint-Gily, seigneur de Lherm. Les revenus des moulines à fer financèrent l’ajout de deux chapelles latérales (fin XVe–début XVIe siècle pour la chapelle sud, XVIe siècle pour la nord), transformant le plan en croix latine. Un clocher-tour formant narthex, voûté d’ogives, fut érigé vers 1520, accompagné d’un portail Renaissance orné de médaillons (mutilés pendant la Révolution).

Vers 1650, l’église changea de vocable pour Notre-Dame-de-l’Assomption. La nef fut voûtée en berceau (date indéterminée), et la travée du chœur peinte. Au dernier quart du XVIIe siècle, un retable baroque (attribué à l’atelier de Jean II Tournié) fut installé, représentant l’Assomption encadrée par saint Jean-Baptiste et saint Ferréol. Ce mobilier, ainsi qu’une cloche de 1597, sont classés Monuments Historiques.

Les vitraux, réalisés en 1930 par l’atelier Saint-Blancat de Toulouse, complètent la décoration. L’édifice, propriété communale, fut inscrit aux Monuments Historiques le 23 avril 1979, témoignant de son évolution architecturale du roman au baroque, marquée par les reconstructions post-conflits et les ajouts seigneuriaux.

L’église illustre aussi l’histoire économique locale : son relèvement au XVIe siècle fut lié à l’exploitation des moulines à fer, activité majeure de la région. Son mobilier (retable, cloche) et ses vitraux reflètent les périodes de prospérité artistique et religieuse, du Moyen Âge à l’époque moderne.

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