Frise chronologique
1546
Inspection de François Ier
Inspection de François Ier
1546 (≈ 1546)
Encouragement aux fortifications locales.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Édification encouragée par François Ier.
fin XVIe siècle
Fonte des couleuvrines
Fonte des couleuvrines
fin XVIe siècle (≈ 1695)
Canons exposés puis transférés.
1859
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1859 (≈ 1859)
Travaux menés par M. Ryambault.
1926
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1926 (≈ 1926)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 19 juillet 1926
Personnages clés
| François Ier - Roi de France |
A encouragé les fortifications en 1546. |
| Abbaye Sainte-Nicaise de Reims - Commanditaire du chœur |
Financeur de la construction. |
| M. Ryambault - Architecte de Rocroi |
Reconstruit la nef en 1859. |
| Abbé Hamon - Doyen de Signy-le-Petit |
Donateur d’un vitrail. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Liart, située dans les Ardennes, est une église fortifiée construite principalement au XVIe siècle, dans un contexte de tensions entre le royaume de France et l’Empire germanique. En 1546, François Ier encourage les fortifications locales, ce qui conduit à l’édification de tours défensives et de systèmes de protection comme les canonnières. Le chœur, financé par l’abbaye Sainte-Nicaise de Reims, et la tour-porche, prise en charge par les habitants, illustrent une collaboration entre clergé et population pour se prémunir des invasions.
La nef, initialement construite à l’économie, est reconstruite en 1859 par l’architecte Ryambault de Rocroi. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1926, conserve des éléments défensifs marquants : une tour-porche en forme de donjon, des tourelles encadrant le chevet, et une bretèche protégeant l’entrée. À l’intérieur, la nef à voûtes ogivales et le chœur du XVIe siècle, voûté de liernes et tiercerons, abritent une pièce-refuge accessible par des escaliers dans les tourelles.
Le mobilier inclut des objets remarquables comme deux couleuvrines du XVIe siècle (aujourd’hui au Musée d’archéologie nationale), une gloire baroque du XVIIe siècle, et des vitraux du XIXe siècle. Ceux-ci représentent notamment la légende locale de la découverte d’une statue de la Vierge sous du lierre, ainsi qu’une reproduction d’un tableau d’Ary Scheffer. Ces éléments reflètent à la fois le rôle religieux et la fonction défensive de l’édifice, caractéristique des églises fortifiées de Thiérache.
L’église témoigne aussi des adaptations architecturales au fil des siècles, comme la reconstruction de la nef ou l’ajout d’un arc en pierre daté de 1786 pour le chœur. Son inscription comme monument historique en 1926 souligne sa valeur patrimoniale, mêlant héritage médiéval, Renaissance, et transformations ultérieures. Les conflits récurrents de la région ont ainsi façonné un édifice à la fois lieu de culte et forteresse communautaire.