Frise chronologique
fin XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman à nef unique et chevet droit.
XIIIe siècle
Modifications gothiques
Modifications gothiques
XIIIe siècle (≈ 1350)
Façade sculptée et voûtes nervurées ajoutées.
XVe siècle
Restauration majeure
Restauration majeure
XVe siècle (≈ 1550)
Revoûtement et chapelle nord adjointe.
1902-1905
Restauration Barbaud-Bauhain
Restauration Barbaud-Bauhain
1902-1905 (≈ 1904)
Travaux sous direction architecturale moderne.
20 décembre 1973
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
20 décembre 1973 (≈ 1973)
Protection officielle de l’édifice et de ses éléments.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame-de-Lignières (cad. C 111) : classement par arrêté du 20 décembre 1973
Personnages clés
| Raymond Barbaud - Architecte |
Dirigea la restauration de 1902-1905. |
| Bauhain - Architecte associé |
Collabora aux travaux de 1902-1905. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Lignières, située à Lignières-Sonneville en Charente, fut construite à la fin du XIIe siècle et modifiée au XIIIe siècle. Elle appartenait à l’ancien diocèse de Saintes. Son plan rectangulaire à chevet droit comprend une nef unique voûtée de nervures, des chapiteaux sculptés, et une coupole sur pendentifs au transept. La façade occidentale, typique du XIIIe siècle, présente un portail en arc brisé à trois voussures, encadré de pilastres et surmonté d’arcatures sculptées (Vierge, bergers, rois mages).
L’édifice a subi des restaurations majeures au XVe siècle, incluant le revoûtement et l’ajout d’une chapelle nord. D’autres travaux eurent lieu en 1835, 1858, puis vers 1902-1905 sous la direction des architectes Raymond Barbaud et Bauhain. Le clocher carré domine le transept. Classée Monument Historique en 1973, l’église conserve des éléments romans (fin XIIe) et gothiques (XIIIe), malgré ses transformations ultérieures.
Les sculptures de la façade illustrent des scènes religieuses (Nativité, Adoration des Mages) et des motifs fantastiques (têtes, animaux, crochets). Les arcatures géminées latérales, ornées de pointes de diamant, reflètent l’influence gothique. L’édifice, propriété communale, témoigne des évolutions architecturales médiévales en Poitou-Charentes, entre tradition romane et innovations gothiques.