Frise chronologique
1082-1120
Construction initiale
Construction initiale
1082-1120 (≈ 1101)
Transept et chœur romans bâtis par les moines.
1548
Dégâts lors d'une attaque
Dégâts lors d'une attaque
1548 (≈ 1548)
Village et église endommagés par la flotte anglaise.
1817
Construction du clocher
Construction du clocher
1817 (≈ 1817)
Tour carrée surmontée d’un clocher en charpente.
XVIIe-XVIIIe siècles
Remaniments majeurs
Remaniments majeurs
XVIIe-XVIIIe siècles (≈ 1850)
Nef reconstruite, modifications des parties romanes.
1907
Classement du bénitier
Classement du bénitier
1907 (≈ 1907)
Premier élément protégé au titre des monuments historiques.
2023
Protection totale de l'édifice
Protection totale de l'édifice
2023 (≈ 2023)
Inscription complète de l’église et de son placître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église Notre-Dame de Kerdro en totalité avec le sol d’assiette du placître, située au bourg et figurant au cadastre section BE parcelle n° 88 : inscription par arrêté du 29 novembre 2023
Personnages clés
| Moines de Quimperlé - Constructeurs initiaux |
Bâtisseurs du transept et du chœur (XIe-XIIe). |
| Verrier Rault - Créateur des vitraux |
Auteur des vitraux contemporains installés en 1960. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-Kerdro, située à Locmariaquer en Bretagne, est édifiée entre 1082 et 1120 par les moines de Quimperlé. Seuls le transept et le chœur, de style roman, subsistent de cette période initiale. L’édifice subit des dégâts en 1548 lors d’une attaque anglaise sur le village, partiellement détruit. Les parties romanes sont remaniées aux XVIIe et XVIIIe siècles, avec la construction de la nef actuelle et des modifications structurelles. Le clocher, quant à lui, est érigé en 1817, suivi des portes ouest, nord et sud en 1835.
Le bénitier du XVe siècle, classé en 1907, et les retables du XVIIe siècle (classés en 1965) témoignent de la richesse du mobilier. Les vitraux abstraits et régionaux, créés en 1960 par le verrier Rault, remplacent des éléments plus anciens. L’abside romane, épaulée par des contreforts, conserve des traces d’absidioles supprimées au XVIIIe siècle, tandis que les chapiteaux sculptés (têtes de béliers, motifs végétaux) illustrent l’art roman breton. L’ensemble est protégé au titre des monuments historiques, avec une inscription totale en 2023.
L’église, en croix latine, mêle des éléments architecturaux archaïques (petit appareil de moellons, briques romaines en réemploi) et des ajouts postérieurs comme le porche sud, orné d’un écusson latin « Haec Porta Coelli » (« Ceci est la porte du ciel »). La façade porte l’inscription « Hic Domus Dei » (« Ici est la maison de Dieu »), soulignant sa vocation spirituelle et communautaire depuis le Moyen Âge.