Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Édifice dédié à saint Pierre puis Notre-Dame.
Fin XVIIe siècle
Création du retable
Création du retable
Fin XVIIe siècle (≈ 1795)
Don des seigneurs de Rosgrand, style baroque.
1901
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher
1901 (≈ 1901)
Flèche à crochets de 35 mètres.
1904-1905
Rénovation des nefs
Rénovation des nefs
1904-1905 (≈ 1905)
Allongement, surélévation et reconstruction partielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Seigneurs de Rosgrand - Donateurs |
Offrent le retable baroque fin XVIIe. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-Lorette de Rédené, située dans le Finistère, trouve ses origines au XVIe siècle. À l'origine dédiée à saint Pierre, elle adopte ensuite le vocable de Notre-Dame-de-Lorette, reflétant l'implantation en Bretagne du culte marial italien. L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côté nord, une chapelle des fonts baptismaux près du clocher, et une sacristie alignée à l'est. Son clocher de 35 mètres, terminé en 1901, est surmonté d'une flèche à crochets et de quatre clochetons. Entre 1904 et 1905, les nefs sont allongées et surélevées, modifiant partiellement sa structure d'origine.
Le retable, daté de la fin du XVIIe siècle, est un don des seigneurs de Rosgrand. Orné de roses, d'églantines et de liserons, il abrite des statuettes de la Vierge à l'Enfant, sainte Élisabeth ou sainte Anne, et illustre des scènes de l'Annonciation et de la Nativité. La statue de Notre-Dame-de-Lorette, sculptée à la fin du XVIe siècle, préfigure le style baroque avec sa Vierge portant un cœur, symbole du culte marial. Ces éléments artistiques soulignent l'importance religieuse et culturelle de l'édifice.
L'ossuaire du XVIe siècle, de style ogival, présente six baies trilobées et abrite aujourd'hui la chapelle des fonts baptismaux. Deux visages sculptés dans le granit, aux traits masculins et féminins, ornent ses contreforts. Leur symbolique, peut-être liée à la prière, la résignation ou l'égalité face à la mort, ajoute une dimension mystique à ce monument. Ces détails architecturaux et artistiques témoignent de la richesse patrimoniale de l'église et de son ancrage dans l'histoire locale.