Frise chronologique
XIIe siècle
Origine médiévale
Origine médiévale
XIIe siècle (≈ 1250)
Aumônerie des Hospitaliers attestée.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Nef, transept et chœur polygonal édifiés.
1729
Restauration majeure
Restauration majeure
1729 (≈ 1729)
Façade et charpente remaniées.
1766
Reconstruction du chevet
Reconstruction du chevet
1766 (≈ 1766)
Inscription de Luc David, curé.
1772
Édification du clocher
Édification du clocher
1772 (≈ 1772)
Date gravée sur le massif occidental.
16 octobre 1930
Classement MH
Classement MH
16 octobre 1930 (≈ 1930)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
octobre 2014
Vol de statues
Vol de statues
octobre 2014 (≈ 2014)
Trois œuvres des XVe–XVIe siècles dérobées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 252) : inscription par arrêté du 16 octobre 1930
Personnages clés
| Conan IV - Duc de Bretagne |
Confirme une aumône en 1160. |
| Jean de La Barre - Commandeur de Quimper (1540) |
Atteste des droits sur la chapelle. |
| Leonor Beaulieu de Belthomas - Commandeur (XVIIe siècle) |
Déclare la trève de Saint-Jean dépendante. |
| Luc David - Curé (1766) |
Supervise la reconstruction du chevet. |
| Yves David - Curé (1772) |
Dirige l’édification du clocher. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame-de-Lorette de Roudouallec, située dans le Morbihan, remplace un édifice du XIIe siècle lié à une aumônerie des Chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Elle fut construite au XVIe siècle avec une nef à bas-côtés, un transept et un chœur polygonal, puis profondément remaniée aux XVIIIe et XIXe siècles. La façade occidentale et le clocher, érigé en 1772, datent de cette période, tout comme les restaurations majeures de 1729 et 1766.
Le portail occidental, voûté en berceau et surmonté d’un fronton triangulaire, illustre le mélange des styles flamboyant (arcs brisés, colonnettes toriques) et néo-gothique (fenêtres à crochets). À l’intérieur, les reprises de maçonnerie et les arcs brisés des travées révèlent les campagnes successives, tandis que des éléments comme une console sculptée ou des pots acoustiques témoignent de réemplois médiévaux. L’église abrite un retable du XVIIIe siècle et des statues en bois polychrome des XVe–XVIIe siècles, dont certaines furent volées en 2014.
L’édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 1930 pour son architecture hybride et son histoire liée aux Hospitaliers. Un if pluricentenaire, creux et autrefois associé à une statue ou une tombe, trône dans le placître. Les archives mentionnent des droits seigneuriaux exercés par les commandeurs de l’Ordre, comme Jean de La Barre (1540) ou Leonor Beaulieu de Belthomas (XVIIe siècle), confirmant son ancrage dans le réseau hospitalier breton.
Les travaux du XVIIIe siècle, menés sous les curés Luc David (1766) et Yves David (1772), ont redéfini la structure, avec une charpente remaniée et un chevet reconstruit. Le clocher, à chambres doubles superposées, domine le bourg et porte les inscriptions de ces curés. Des documents d’arpentage (1705, 1731) décrivent son évolution, depuis un plan basilical médiéval jusqu’à l’église actuelle, dépourvue de badigeon intérieur pour révéler ses phases de construction.
Le vol de trois statues en 2014 (saint Nicodème, saint Corentin, Notre-Dame de Lorette) a marqué son histoire récente. Malgré ces pertes, l’église conserve des éléments mobiliers classés, comme des statues des XVe–XVIIe siècles et un if remarquable, symbole de continuité entre le passé hospitalier et la communauté actuelle. Son placître, autrefois cimetière, encadre toujours l’édifice, témoin de sa fonction paroissiale ininterrompue.