Origine hospitalière XIIe siècle (≈ 1250)
Un édifice antérieur est attesté, lié aux Hospitaliers et confirmé par le duc Conan IV.
XVIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XVIe siècle (≈ 1650)
Le chœur, la chapelle nord et les dernières travées de la nef datent de cette période.
1729
Rénovation de la charpente
Rénovation de la charpente 1729 (≈ 1729)
La charpente a été remaniée avec des sablières et entraits sculptés.
1766
Restauration du chevet
Restauration du chevet 1766 (≈ 1766)
Le chevet a été restauré sous l'impulsion du curé Luc David.
1772
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef 1772 (≈ 1772)
Les premières travées de la nef et le massif occidental ont été reconstruits.
1930
Inscription historique
Inscription historique 1930 (≈ 1930)
L'église a été inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 252) : inscription par arrêté du 16 octobre 1930
Personnages clés
Conan IV
Duc ayant confirmé une aumône aux Hospitaliers en 1160.
Luc David
Curé ayant supervisé la restauration du chevet en 1766.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-Lorette
L’église Notre-Dame-de-Lorette se situe au bourg de Roudouallec, dans le département du Morbihan. De petites dimensions, elle présente une nef à bas-côtés, un transept saillant vers le nord dont le pignon est amorti par des animaux sculptés, et un chevet polygonal. Une fenêtre à pignon élancé éclaire le flanc nord de la nef. Le site accueille un édifice antérieur attesté au XIIe siècle, lié aux Hospitaliers, qui se voient confirmer en 1160 une aumône en Rodoudoed Gallec par le duc Conan IV. Des documents de 1540 et du siècle suivant indiquent des droits et dépendances de la commanderie sur la trêve de Saint-Jean de Roudouallec et précisent une fondation en l’honneur de Notre-Dame et de saint Jean-Baptiste. Le terrier de 1705 représente l’église selon un plan basilical avec vaisseau central, bas-côté, transept et chœur ; on y voit aussi un reliquaire placé en saillie sur le mur-gouttereau sud et le cimetière occupant le placître. Une aquarelle du terrier de 1731 illustre la façade méridionale, le reliquaire, le bras de transept sud et le chœur. Sur le plan des maçonneries, le chœur, la chapelle nord et les trois dernières travées de la nef remontent au XVIe siècle. La charpente a été remaniée en 1729 et comporte des sablières et entraits sculptés. La seconde moitié du XVIIIe siècle est marquée par de profonds remaniements : le chevet a été restauré en 1766, comme l’indique une inscription sur le mur nord du chœur faisant référence à un curé nommé Luc David, puis les trois premières travées de la nef et le massif occidental, datés de 1772, ont été reconstruits. Le clocher, élevé sur le pignon occidental, porte la date de 1772 et des inscriptions relatives au clerc David ; il est surmonté de deux étages de lanternons. L’église conserve un retable du XVIIIe siècle et plusieurs statues en bois polychrome des XVe, XVIe et XVIIe siècles ; trois d’entre elles (une statue de saint Nicodème du XVe siècle, une statue de saint Corentin et une Notre‑Dame de Lorette du XVIe siècle) ont été volées en octobre 2014. L’if du placître, un if femelle creux, mesure 13 mètres de haut et présente une circonférence de 5,30 mètres prise à 1,50 mètre de hauteur ; la cavité du tronc a peut‑être abrité autrefois une statue ou une tombe. L’ensemble de l’édifice a fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le 16 octobre 1930.