Frise chronologique
1530–1534
Construction initiale
Construction initiale
1530–1534 (≈ 1532)
Édifiée par Antoinette de Rasse après pèlerinage.
1840
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des Monuments historiques.
1914–1918
Destruction partielle
Destruction partielle
1914–1918 (≈ 1916)
Pendant la Première Guerre mondiale.
1929–1938
Restauration par Henri Moreau
Restauration par Henri Moreau
1929–1938 (≈ 1934)
Reconstruction maçonnerie et mobilier.
1990–2019
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux
1990–2019 (≈ 2005)
Travaux sur les verrières du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Antoinette de Rasse - Commanditaire |
Veuve de Jean III de Soyécourt, initiatrice. |
| Jean III de Soyécourt - Seigneur de Tilloloy |
Époux d’Antoinette de Rasse. |
| Edmond Duthoit - Architecte-restaurateur |
Restauration au XIXe siècle. |
| Henri Moreau - Architecte en chef |
Reconstruction entre-deux-guerres. |
| Jacques Grüber - Maître-verrier |
Créateur des vitraux du chœur. |
| Camille Garnier - Sculpteur |
Auteur des sculptures (entre-deux-guerres). |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-Lorette de Tilloloy, située dans la Somme (Hauts-de-France), fut construite entre 1530 et 1534 à l’initiative d’Antoinette de Rasse, veuve de Jean III de Soyécourt, seigneur local. Elle remplaça une ancienne église dédiée à Saint Nicolas et servait aussi de chapelle seigneuriale au château voisin. Son architecture, inspirée par le pèlerinage d’Antoinette à la Sainte Maison de Lorette en Italie, se distingue par des éléments décoratifs comme des coquillages, une gourde et un bâton de pèlerin sculptés sur la façade. L’édifice, en brique avec des ornements en pierre, évoque les églises fortifiées de Thiérache.
Classée Monument historique dès 1840 (première liste), l’église subit une restauration au XIXe siècle sous la direction d’Edmond Duthoit. Détruite en grande partie pendant la Première Guerre mondiale, elle fut reconstruite entre 1929 et 1938 par Henri Moreau, architecte en chef des Monuments historiques. Les vitraux du chœur, inspirés des originaux de Mathieu de Bléville, furent recréés par Jacques Grüber (école de Nancy) et restaurés jusqu’en 2019. La nef unique, voûtée de brique, et les tombeaux des Soyécourt témoignent de son riche passé.
L’intérieur abrite une piscine gothique flamboyante (1534), des clefs de voûte ornées de blasons familiaux, et des sculptures de Camille Garnier réalisées pendant l’entre-deux-guerres. Les vitraux de la nef, partiellement détruits en 1940, furent conçus par l’atelier Cagnart d’Amiens (1934–1935). L’église, propriété communale, incarne à la fois un héritage religieux, seigneurial et artistique, marqué par les conflits et les restaurations successives.