Frise chronologique
1er quart XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
1er quart XIIe siècle (≈ 1225)
Édifiée par les bénédictins de Tournus.
19 janvier 1938
Classement monument historique
Classement monument historique
19 janvier 1938 (≈ 1938)
Inscription par arrêté ministériel.
Depuis 1991
Découverte des peintures
Découverte des peintures
Depuis 1991 (≈ 1991)
Onze couches picturales identifiées par sondages.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Lys : inscription par arrêté du 19 janvier 1938
Personnages clés
| Moines bénédictins de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus - Bâtisseurs initiaux |
Fondateurs de l’église au XIIe siècle. |
| Duc d’Aumont Rochebaron - Ancien seigneur de Lys |
Blasons présents sur la litre funéraire. |
| Membres du groupement Vauban (Chantiers de la Jeunesse Française) - Auteurs des gravures |
Écussons sculptés pendant la guerre. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Lys, située à Chissey-lès-Mâcon (Saône-et-Loire), fut édifiée au 1er quart du XIIe siècle par les moines bénédictins de l’abbaye Saint-Philibert de Tournus. Ce monument, caractéristique de l’art roman bourguignon, s’inscrit dans le réseau des fondations clunisiennes et tournusiennes, reflétant l’influence spirituelle et architecturale de ces ordres dans la région. Son clocher, coiffé en bâtière, et son abside aux modillons sculptés illustrent les techniques constructives de l’époque.
Classée monument historique depuis le 19 janvier 1938, l’église conserve des traces de onze couches de peintures murales, dont un symbole trinitaire aujourd’hui disparu, remplacé par un Christ en majesté et les symboles des évangélistes. Ces strates picturales, découvertes lors de sondages depuis 1991, révèlent une histoire liturgique et artistique complexe. La nef, séparée de la travée droite par un arc brisé, abrite également une litre funéraire aux blasons d’un ancien seigneur de Lys, le duc d’Aumont Rochebaron, ainsi que des écussons gravés dans le maître-autel par des membres des Chantiers de la Jeunesse Française pendant la Seconde Guerre mondiale.
L’église relève aujourd’hui de la paroisse Saint-Augustin en Nord-Clunisois, centrée à Ameugny. Son patrimoine mobilier et immobilier, marqué par des ajouts médiévaux et modernes, en fait un témoin privilégié des évolutions religieuses, sociales et artistiques de la Bourgogne méridionale, entre Cluny et Tournus. La présence de blasons seigneuriaux et d’insignes des Chantiers de la Jeunesse souligne son ancrage à la fois local et national, mêlant mémoire noble et histoire collective.