Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
XIIe siècle (≈ 1250)
Prieuré bénédictin dépendant de Clairac
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIVe siècle (≈ 1450)
Nef et premières travées édifiées
1540
Date gravée
Date gravée
1540 (≈ 1540)
Galerie sud du cloître
1672
Effondrement partiel
Effondrement partiel
1672 (≈ 1672)
Clocher, chœur et nef endommagés
1673
Reconstruction
Reconstruction
1673 (≈ 1673)
Dirigée par Julien Foucre
1859
Installation de l’orgue
Installation de l’orgue
1859 (≈ 1859)
Œuvre d’Aristide Cavaillé-Coll
1862
Classement MH
Classement MH
1862 (≈ 1862)
Église et cloître protégés
1977
Classement de l’orgue
Classement de l’orgue
1977 (≈ 1977)
Partie instrumentale protégée
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame et son cloître : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Julien Foucre dit l’Espérance - Architecte |
Reconstruit l’église après 1672 |
| Aristide Cavaillé-Coll - Facteur d’orgues |
Auteur de l’orgue en 1859 |
| Maurice Puget - Facteur d’orgues |
Restaure l’orgue en 1927-1936 |
| Jean Daldosso - Facteur d’orgues |
Restauration et ajout en 1998 |
| Émile Thibaud - Maître verrier |
Vitraux en 1859 |
| Joseph Villiet - Maître verrier |
Plusieurs verrières (1863-1945) |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Marmande, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIVe siècle, avec une nef construite entre la fin du XIIIe et le début du XVe siècle. À l’origine liée à un prieuré bénédictin fondé au XIIe siècle et dépendant de l’abbaye de Clairac, l’église subit des destructions majeures en 1672 (clocher, chœur et partie de la nef), suivies d’une reconstruction à partir de 1673 par l’architecte bordelais Julien Foucre, dit l’Espérance. Le cloître, dont subsiste la galerie sud datée de 1540, ainsi que des chapelles latérales, témoignent des campagnes de travaux menées au XVIe siècle. L’édifice, classé monument historique dès 1862, a également bénéficié de restaurations ponctuelles aux XIXe et XXe siècles, dont un projet avorté d’Eugène Viollet-le-Duc en 1847.
L’orgue, chef-d’œuvre d’Aristide Cavaillé-Coll installé en 1859, domine la nef depuis une tribune néogothique. Classé à titre d’objet en 1977, il a été entretenu par Maurice Puget (1927-1936) puis restauré par Jean Daldosso en 1998, qui y ajoute une pédale indépendante. Les vitraux, réalisés entre 1859 et 1945 par des maîtres verriers comme Émile Thibaud, Lucien-Léopold Lobin ou Joseph Villiet, illustrent des scènes bibliques (Vie de la Vierge, du Christ, saints Pierre et Jean-Baptiste). Le jardin du cloître, classé jardin remarquable, complète cet ensemble patrimonial toujours ouvert au public comme église paroissiale et espace culturel.
Les peintures murales du chœur, ajoutées au XIXe siècle, ont disparu entre 1962 et 1968, tandis que des restaurations récentes préservent ce monument emblématique du patrimoine religieux aquitain. Son histoire reflète les évolutions architecturales et artistiques de la région, des origines médiévales aux embellissements modernes, en passant par les reconstructions baroques post-effondrement. Le site, propriété de la commune, associe aujourd’hui culte, tourisme et patrimoine végétal avec son cloître-jardin.
Les sources historiques, comme les études de Georges Tholin (1874) ou les archives de la base Mérimée, soulignent son rôle central dans l’histoire urbaine de Marmande. Le classement précoce en 1862 et la reconnaissance du jardin comme remarquable ancrent l’église dans les réseaux patrimoniaux nationaux, tout en témoignant de son ancrage local depuis près de sept siècles.