Frise chronologique
XIe siècle
Première mention du territoire
Première mention du territoire
XIe siècle (≈ 1150)
Cité comme *Maz* dans les textes de Lérins
XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XIIe siècle (≈ 1250)
Style roman tardif par les moines de Lérins
1252
Seigneur local condamné
Seigneur local condamné
1252 (≈ 1252)
Lambert du Mas par le comte de Savoie
15 septembre 1937
Classement monument historique
Classement monument historique
15 septembre 1937 (≈ 1937)
Inscription par arrêté ministériel
2006-2007
Restauration et reconciliation
Restauration et reconciliation
2006-2007 (≈ 2007)
Façades, voûtes et consécration épiscopale
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 15 septembre 1937
Personnages clés
| Isnardo de Matio - Propriétaire terrien |
Cité en 1038 dans le cartulaire de Lérins |
| Lajetus de Massio - Témoin de donation |
Mentionné en 1092 pour Briançonnet |
| Lambert du Mas - Seigneur local |
Condamné pour meurtre en 1252 |
| Saint Arnoux - Figure de pèlerinage |
Reliques vénérées dans l'église |
| Jacques Thirion - Historien de l'art |
A étudié son style roman tardif |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Mas, située dans le département des Alpes-Maritimes, a été construite au XIIe siècle par les moines de l'abbaye de Lérins dans un style roman tardif. Ce territoire, mentionné dès le XIe siècle sous le nom de Maz, était lié à l'abbaye qui y possédait des terres et y faisait paître ses troupeaux. La première référence écrite à un seigneur local, Lambert du Mas, date de 1252, année où il fut condamné pour meurtre par le comte de Savoie. L'édifice, cité dans des comptes des XIVe siècle (1351 et 1376), fut inscrit aux monuments historiques en 1937.
L'église, à nef unique et abside semi-circulaire, présente des traces d'une chapelle sud disparue, probablement démolie pour agrandir le cimetière adjacent. Son clocher double, ajouté postérieurement sur le mur sud, et sa position excentrée par rapport au village actuel suggèrent qu'elle occupait l'emplacement d'un ancien hameau gallo-romain, comme en témoignent des vestiges de tegulae découverts à proximité. Une crypte, aujourd'hui comblée, et des fonts baptismaux du XIIe siècle, surmontés d'un couvercle pyramidal, subsistent.
L'église fut un lieu de pèlerinage médiéval dédié à saint Arnoux, dont le buste-reliquaire est désormais conservé dans la chapelle Saint-Arnoux du village. Deux légendes s'affrontent sur son identité : un maire du palais de Thibert d'Austrasie devenu moine à Lérins vers 600, ou un évêque de Gap du XIe siècle, période plus proche de la construction de l'édifice. Consacrée à nouveau en 2007 par l'évêque de Nice, l'église a bénéficié de restaurations majeures en 1978 et 2006, portant sur ses façades, murs et voûtes.