Frise chronologique
XIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe siècle (≈ 1150)
Édifice érigé en petit appareil.
XIIe siècle
Ajouts romanes majeurs
Ajouts romanes majeurs
XIIe siècle (≈ 1250)
Chevet, contreforts et portail sculpté.
XVe siècle
Renforcement des contreforts
Renforcement des contreforts
XVe siècle (≈ 1550)
Travaux au nord de l’édifice.
XVIe siècle
Dégâts pendant les guerres
Dégâts pendant les guerres
XVIe siècle (≈ 1650)
Endommagée lors des guerres de Religion.
XVIIe siècle
Ajout d’un bas-côté
Ajout d’un bas-côté
XVIIe siècle (≈ 1750)
Nef doublée d’un bas-côté gothique.
1847-1873
Destruction des sculptures
Destruction des sculptures
1847-1873 (≈ 1860)
Chapiteaux et modillons détruits au marteau.
21 novembre 1925
Protection monument historique
Protection monument historique
21 novembre 1925 (≈ 1925)
Inscrite en totalité par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 novembre 1925
Personnages clés
| Octave Gauban - Historien (XIXe siècle) |
Signale la disparition des sculptures en 1873. |
| Commission des Monuments historiques - Institution (1847) |
Décrit les chapiteaux avant destruction. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Massugas, située dans le département de la Gironde en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux catholique dont les origines remontent au XIe siècle, avec des éléments architecturaux majeurs ajoutés au XIIe siècle. Construite en petit appareil, elle réemploie des pierres d’une villa gallo-romaine et se compose d’une nef romane lambrissée, d’un chœur, et d’un chevet en gros appareil. Ce dernier est orné d’une rangée de seize modillons figurés, dont six subsistent aujourd’hui, représentant des scènes liées aux péchés capitaux comme l’ivresse, l’avarice ou la luxure. Trois fenêtres romanes et une baie gothique éclairent l’édifice, tandis que des contreforts du XIIe siècle, renforcés au XVe, soutiennent la structure.
Le portail occidental du XIIe siècle, aujourd’hui dépourvu de ses colonnettes, supportait autrefois des chapiteaux historiés et une corniche à modillons illustrant les sept péchés capitaux. Ces sculptures, jugées « obscènes » au XIXe siècle, furent délibérément détruites entre 1847 et 1873, comme en témoignent les descriptions de la Commission des Monuments historiques. L’église subit aussi des dommages pendant les guerres de Religion (XVIe siècle). Au XVIIe siècle, un bas-côté gothique flamboyant fut ajouté, éclairé par trois fenêtres à archivoltes. Protégée depuis 1925 au titre des monuments historiques, elle incarne un patrimoine roman marqué par les transformations et les controverses.
L’édifice se situe au cœur du village de Massugas, le long de la route départementale D128, dans la région naturelle de l’Entre-deux-Mers. Son architecture mêle ainsi influences romanes et gothiques, tandis que son iconographie, partiellement perdue, reflète les mentalités médiévales et les destructions modernes. La propriété de la commune, elle reste un témoignage des pratiques religieuses et artistiques entre le Moyen Âge et l’époque contemporaine.