Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Édification de la nef et du chœur romans avec réemploi de pierres gallo-romaines.
XIIe siècle
Renforcement des contreforts
Renforcement des contreforts XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout des contreforts et construction du portail ouest.
XVe siècle
Renforcement des contreforts nord
Renforcement des contreforts nord XVe siècle (≈ 1550)
Renforcement des contreforts au nord de l'édifice.
XVIe siècle
Dégâts pendant les guerres
Dégâts pendant les guerres XVIe siècle (≈ 1650)
Endommagements subis pendant les guerres de religion.
XVIIe siècle
Ajout d'un bas-côté
Ajout d'un bas-côté XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction d'un bas-côté et ajout de fenêtres gothiques flamboyantes.
XIXe siècle
Destruction de sculptures
Destruction de sculptures XIXe siècle (≈ 1865)
Destruction volontaire de chapiteaux et modillons jugés obscènes.
1925
Protection monument historique
Protection monument historique 1925 (≈ 1925)
Inscription de l'église en totalité au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 21 novembre 1925
Personnages clés
Octave Gauban
Historien ayant documenté la disparition des ornements de l'église en 1873.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame de Massugas, située en Gironde dans l'Entre-deux-Mers, est une église catholique protégée au titre des monuments historiques depuis 1925. Elle se trouve au cœur du village, le long de la route départementale D128 qui relie Listrac-de-Durèze à l'ouest à Caplong à l'est. Édifiée au XIe siècle en petit appareil, elle réemploie des pierres provenant d'une villa gallo-romaine. L'édifice se compose d'une nef romane lambrissée prolongée à l'est par un chœur et un sanctuaire. Le chevet roman est construit en gros appareil jusqu'à la corniche, sous laquelle court une rangée de seize modillons figurés. Trois étroites fenêtres du XIe siècle y sont complétées par une baie de style gothique. Les contreforts, établis au XIIe siècle, ont été renforcés au nord au XVe siècle. À l'ouest, le portail du XIIe siècle a perdu ses colonnettes qui supportaient autrefois des chapiteaux historiés ; au-dessus, une corniche de façade était soutenue par sept modillons figurés. L'église a été endommagée pendant les guerres de religion au XVIe siècle. Au XVIIe siècle, la nef a reçu un bas-côté dont les voussures reposent sur des colonnes, appuyées au sud par des contreforts d'angle, et trois fenêtres à archivoltes de style gothique flamboyant éclairent cette partie. Entre 1847 et 1873, les chapiteaux historiés et certains modillons de façade ont été volontairement détruits ; en 1847 la Commission des Monuments historiques en donnait une description figurée, et en 1873 l'historien Octave Gauban notait la disparition de la plupart des ornements, ne laissant que des feuillages. Au XIXe siècle, de nombreuses sculptures romanes jugées « obscènes » ont été martelées et perdues sans tentative d'interprétation. Il ne subsiste rien des modillons représentant les péchés capitaux sur la corniche de façade, mais sous la corniche du chevet six modillons identifiables, malgré l'érosion, évoquent également ces péchés. Parmi les représentations romanes visibles ou connues figurent l'ivresse (un tonnelet), l'avarice (un homme tenant une bourse), des scènes de luxure dont une masturbation, un couple enlacé, une scène de coït entre hommes reproduite d'un modillon de l'abbaye de La Sauve-Majeure, et l'acédie (l'ennui). L'édifice est inscrit en totalité au titre des monuments historiques par arrêté du 21 novembre 1925.