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Église Notre-Dame de Maylis dans les Landes

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise gothique

Église Notre-Dame de Maylis

    512-630 Avenue de la Chalosse
    40250 Maylis
Propriété d'une société privée
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Église Notre-Dame de Maylis
Crédit photo : Serein - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1800
1900
2000
1280
Première mention écrite
XIIe-XIIIe siècles
Construction initiale
1871-1877
Reconstruction néogothique
1946
Installation des olivétains
2 novembre 1976
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (ancienne) : parties subsistantes (cad. A 608) : inscription par arrêté du 2 novembre 1976

Personnages clés

Alexandre Ozanne - Architecte départemental Conçut l’église néogothique (1871-1877)
Bénédicte Boyrie-Fénié - Toponyme et historienne Étymologie latine de *Maylis* (Dictionnaire toponymique)
Henri Charlier - Sculpteur Statues de saint Joseph (1954) et saint Michel (1960)
Père Benoît Constantin - Moine et artiste Sculptures réalisées au monastère (1944)

Origine et histoire

L’abbaye Notre-Dame de Maylis, située dans les Landes en Chalosse, trouve ses origines entre les XIIe et XIIIe siècles. Initialement un simple sanctuaire marial sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, elle devint un lieu de pèlerinage majeur entre Saint-Sever et Orthez. Son nom, souvent associé à une étymologie gasconne contestée (« Mère des Lys »), proviendrait plutôt du latin Magilicius, selon les recherches de Bénédicte Boyrie-Fénié. La chapelle romane, partiellement conservée, fut modifiée au XIIIe siècle après l’effondrement de sa voûte, puis désaffectée à la Révolution avant d’être restaurée en 1980.

L’édifice actuel, de style néogothique, fut reconstruit entre 1871 et 1877 par l’architecte Alexandre Ozanne pour accueillir des prêtres diocésains. En 1946, des moines bénédictins olivétains s’y installèrent, transformant le prieuré en abbaye en 1948. Aujourd’hui, le site allie patrimoine religieux (statues médiévales, vitraux, Pietà du XVe siècle) et vie monastique, avec une activité économique centrée sur la tisane et la cire artisanale. La chapelle primitive, classée en 1976, abrite une Madone en bois polychrome du XIVe siècle, témoin de son passé médiéval.

Maylis reste un haut lieu de spiritualité mariale, intégré au réseau des trois abbayes olivétaines françaises. Son clocher roman, son porche et sa façade ouest, d’origine, contrastent avec les ajouts du XIXe siècle. Le site, propriété privée, perpétue une tradition d’accueil des pèlerins, tout en préservant des œuvres d’art anciennes et contemporaines, comme les sculptures d’Henri Charlier ou du moine Benoît Constantin.

Liens externes