Église Notre-Dame de Mirande dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique méridionale Eglise fortifiée

Église Notre-Dame de Mirande

  • 14 Rue de l'Évêché
  • 32300 Mirande
Église Notre-Dame de Mirande
Église Notre-Dame de Mirande
Église Notre-Dame de Mirande
Église Notre-Dame de Mirande
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Église Notre-Dame de Mirande
Église Notre-Dame de Mirande
Église Notre-Dame de Mirande
Église Notre-Dame de Mirande
Crédit photo : Kbo - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1444
Élévation au rang collégial
Milieu du XIVe siècle
Début de la construction
Début du XVe siècle
Projet d'évêché avorté
1579
Dommages lors des guerres
Début du XVIIe siècle
Restauration post-guerres
1860-1902
Travaux et orgues
2015-2016
Travaux de sécurisation
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 28 décembre 1921

Personnages clés

Abbé de Berdoues Attribué comme initiateur de la construction de l'église.
Comte d'Astarac Attribué comme initiateur de la construction de l'église.
Antoine Coypel Auteur d'un tableau représentant l'Assomption de la Vierge.
Arnaud de Moles Maître verrier attribué d'un vitrail du XVIe siècle.
Louis Boulanger Auteur d'un chemin de croix peint.
Abbé Bartherote Initiateur de la construction des orgues entre 1860 et 1866.
Jean-Claude Boyer Historien ayant retrouvé un tableau d'Antoine Coypel en 2007.
Jacques Dufilho Comédien dont les obsèques ont eu lieu dans l'église.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L'église Notre-Dame, dite aussi Sainte-Marie de Mirande et anciennement cathédrale Notre-Dame, est un édifice gothique méridional situé à Mirande dans le Gers. Sa construction, attribuée à l'abbé de Berdoues et au comte d'Astarac, se situe entre le milieu du XIVe siècle et le début du XVe siècle selon les sources. L'édifice est classé monument historique depuis 1921. Il se compose d'une nef unique de cinq travées, sans transept, d'environ 38 mètres sur 17 pour une hauteur de 25 mètres, flanquée de bas-côtés aménagés en chapelles et terminée par une abside polygonale ; une double sacristie néo-gothique complète l'ensemble. À l'ouest s'élève un clocher quadrangulaire de trois niveaux et cinq tourelles, haut de 35 mètres, posé au‑dessus d'un double porche ; ses contreforts et sa tourelle d'escalier sont couronnés de clochetons. Des arcs-boutants, ajoutés ultérieurement, enjambent la rue de l'Évêché pour soutenir le clocher et forment une arche servant d'avant-porche vers un portail imposant. Un escalier adossé à l'abside donne accès à une terrasse aménagée pour la défense qui communiquait avec les combles de la nef par un escalier extérieur en encorbellement, si bien que l'édifice pouvait se transformer en réduit citadelle. La construction a été contrainte par le plan en damier de la bastide où les maisons formaient des carrés réguliers. L'église devint paroissiale puis collégiale en 1444 ; son élévation au rang d'évêché a été envisagée au début du XVe siècle mais la bulle pontificale fut ensuite révoquée, conférant néanmoins à l'édifice le titre de cathédrale. Elle fut endommagée en 1579 lors des guerres de religion et remise en état au début du XVIIe siècle. Après la Révolution, l'église reçut une partie du mobilier de l'abbaye de Berdoues démantelée, dont un autel-tombeau en marbre noir et jaune installé dans la chapelle du Saint-Sacrement. Cet autel, classé parmi les objets historiques en 1981, s'accompagne d'un retable à quatre colonnes de marbre rouge, d'un ancien ciborium et d'un grand tableau représentant l'Assomption de la Vierge attribué à Antoine Coypel ; les stalles du chœur proviennent également de l'abbaye. L'édifice abrite un vitrail du XVIe siècle représentant la Vierge à l'Enfant et saint Michel, attribué au maître verrier Arnaud de Moles et classé au titre des objets, ainsi qu'un chemin de croix peint par Louis Boulanger. Les orgues, construites à l'initiative de l'abbé Bartherote entre 1860 et 1866, s'inscrivent dans une série de travaux menés entre 1860 et 1902 qui n'ont pas altéré la silhouette caractéristique de l'église. L'édifice conserve également un may de Notre-Dame de Paris, L'Assomption d'Antoine Coypel daté de 1680, retrouvé en 2007 par l'historien Jean‑Claude Boyer. Des travaux de sécurisation ont été engagés en 2015 et 2016 avec des aides de la Direction régionale des affaires culturelles et des collectivités locales ; une convention entre la mairie, l'association Le Renouveau de la Bastide et la Fondation du patrimoine a lancé une souscription publique pour la restauration. L'église a par ailleurs accueilli des cérémonies marquantes, notamment les obsèques du comédien Jacques Dufilho.

Liens externes