Frise chronologique
1049
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1049 (≈ 1049)
Don à Cluny par Guillaume Arnaud
vers 1060
Début construction actuelle
Début construction actuelle
vers 1060 (≈ 1060)
Après résolution des conflits initiaux
1646
Restauration du clocheton
Restauration du clocheton
1646 (≈ 1646)
Coupole du chœur remaniée
1794
Vente des bâtiments conventuels
Vente des bâtiments conventuels
1794 (≈ 1794)
Biens nationaux sous la Révolution
1846
Classement monument historique
Classement monument historique
1846 (≈ 1846)
Première liste des MH français
1970-1971
Campagne de sauvetage
Campagne de sauvetage
1970-1971 (≈ 1971)
Bénévoles du Club du Vieux Manoir
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1846
Personnages clés
| Guillaume Arnaud - Seigneur de Moirax |
Fonda le prieuré en 1049 |
| Pierre de Moirax - Premier prieur |
Fils du fondateur, XIe siècle |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Moirax trouve ses origines en 1049, lorsque Guillaume Arnaud, seigneur local, offrit à l'abbaye de Cluny une église préexistante (probablement du IXe siècle) pour y fonder un prieuré bénédictin. Son fils, Pierre de Moirax, en devint le premier prieur. La construction de l'édifice actuel débuta vers 1060, après des conflits initiaux. L'église adopte un plan en croix latine, avec trois absides circulaires et des chapiteaux sculptés, caractéristiques de l'art roman clunisien.
Au XVIIe siècle, le clocheton de la coupole fut restauré en 1646, tandis que le chœur fut remanié par l'atelier Tournié de Gourdon, altérant partiellement ses parties basses. Les bâtiments conventuels, reconstruits à cette époque, furent vendus comme biens nationaux en 1794. Classée monument historique en 1846, l'église, en mauvais état en 1840, bénéficia de plusieurs campagnes de restauration, dont une menée par des bénévoles du Club du Vieux Manoir entre 1970 et 1971.
Les guerres de Religion marquèrent également son histoire, bien que les détails sur les dommages subis restent imprécis. Les voûtes d'ogives du transept, ajout postérieur dont la date et la motivation sont inconnues, illustrent les évolutions architecturales du site. Aujourd'hui, l'église conserve des éléments romans remarquables, comme sa coupole et ses chapiteaux, témoignages de son passé monastique et de son rôle dans la Guyenne médiévale.