Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher
XIIIe siècle (≈ 1350)
Seul vestige médiéval encore visible aujourd’hui.
1763
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1763 (≈ 1763)
Financée par le curé Caillet, en granit blanc.
12 février 1764
Bénédiction de l’église
Bénédiction de l’église
12 février 1764 (≈ 1764)
Après reconstruction par Maître Caillet.
1765
Installation de la perque
Installation de la perque
1765 (≈ 1765)
Structure de dix mètres avec Christ.
1879–1881
Réalisations des toiles marouflées
Réalisations des toiles marouflées
1879–1881 (≈ 1880)
Par Guillaume Fouace, vie du Christ.
1994
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1994 (≈ 1994)
À l’exception des toiles déjà classées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exception des peintures sur toiles marouflées de la voûte déjà classées (cad. AK 172) : inscription par arrêté du 21 décembre 1994
Personnages clés
| Maître Caillet - Curé de Montfarville (XVIIIe siècle) |
Finança la reconstruction de 1763. |
| Guillaume Fouace - Peintre du Val de Saire |
Auteur des 19 toiles marouflées (1879–1881). |
| Abbé Goutière - Curé commanditaire (1815–1881) |
Initiateur des peintures de Fouace. |
| François Debrix et Bernard Lebaron - Donateurs des toiles |
Financèrent 90 000 francs or. |
| Charles Lorin - Maître-verrier (XXe siècle) |
Auteur des vitraux (1922–1924). |
| Guillaume Godefroy - Huchier de Morsalines |
Créa stalles et fonts baptismaux (1784). |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Montfarville est un édifice catholique situé dans la commune du même nom, dans le département de la Manche, en Normandie. Construite au XIIIe siècle, elle conserve de cette époque son clocher coiffé en bâtière. L’essentiel de l’édifice actuel date cependant du XVIIIe siècle, après une reconstruction majeure en 1763 financée par le curé Maître Caillet, comme en témoigne l’inscription au-dessus du portail : « 1763 : Messire C. Caillet, curé de ce lieu a fait bâtir cette église à ses frais ». L’église, bénie le 12 février 1764, mêle ainsi architecture médiévale et classicisme normand en granit blanc.
La voûte en berceau de l’église est ornée de 19 tableaux marouflés, réalisés entre 1879 et 1881 par le peintre local Guillaume Fouace. Ces œuvres, commandées par l’abbé Goutière et financées par des dons (dont ceux de François Debrix et Bernard Lebaron), illustrent des scènes du Nouveau Testament. Classées aux monuments historiques en 1983-1984, elles confèrent à l’édifice une singularité artistique. Fouace y représenta des habitants du village comme modèles, dont sa fille incarnant l’ange Gabriel.
L’église abrite un mobilier remarquable, dont une statue de Notre-Dame de Consolation (XIVe siècle, classée en 1905), un maître-autel Louis XV (classé en 1955), et des vitraux du XXe siècle évoquant la Révolution, comme celui de la condamnation de l’abbé Nicolas Cléret (1726–1792). Les fonts baptismaux (1784) et une perque de 1765, supportant un Christ du XVIIe siècle, complètent cet ensemble. L’édifice, partiellement inscrit aux monuments historiques depuis 1994, reflète ainsi plusieurs siècles d’histoire religieuse et artistique normande.
Le clocher du XIIIe siècle, seul vestige médiéval, contraste avec la nef et le chœur reconstruits en 1763 dans un style sobre et élégant. Les stalles, œuvres d’un huchier de Morsalines (Guillaume Godefroy), et les autels en bois peint (style Louis XV) soulignent l’artisanat local. Les vitraux de Charles Lorin (1922–1924) ajoutent une touche moderne, tandis que l’iconographie sulpicienne des toiles de Fouace témoigne des courants religieux du XIXe siècle. Propriété communale, l’église reste un lieu de culte et de patrimoine actif.