Première mention 1093 (≈ 1093)
Chapelle donnée à l’abbaye de Saint-Savin.
Fin XIe siècle
Construction partie orientale
Construction partie orientale Fin XIe siècle (≈ 1195)
Sanctuaire et abside en hémicycle.
Début XIIIe siècle
Collégiale royale
Collégiale royale Début XIIIe siècle (≈ 1304)
Voûtement gothique angevin de la nef.
XIVe–XVe siècle
Fortifications et portail
Fortifications et portail XIVe–XVe siècle (≈ 1550)
Surélévation défensive et nouveau portail sculpté.
XVIe siècle
Dégâts guerres de Religion
Dégâts guerres de Religion XVIe siècle (≈ 1650)
Fenêtres nord murées, édifice endommagé.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique 1862 (≈ 1862)
Protection parmi les premiers monuments classés.
1877
Ajout chapelle sud
Ajout chapelle sud 1877 (≈ 1877)
Agrandissement néo-gothique.
2018
Fermeture au public
Fermeture au public 2018 (≈ 2018)
Effondrement partiel du sol près du mur nord.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame (ancienne) : classement par liste de 1862
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L’église Notre-Dame de Montmorillon apparaît pour la première fois dans les textes en 1093 comme une chapelle dépendant de l’abbaye de Saint-Savin. À cette époque, elle est confirmée en possession de l’abbaye bénédictine. La partie orientale actuelle, incluant le sanctuaire à travée droite et une abside en hémicycle ornée d’arcatures, remonte à la fin du XIe siècle. Les murs latéraux, contemporains de cette partie, communiquent avec la nef par des passages étroits dits « berrichons », typiques de l’architecture romane régionale.
Au début du XIIIe siècle, l’église devient une collégiale royale et subit d’importants remaniements : la nef est voûtée dans un style gothique angevin, tandis que la partie orientale conserve son berceau brisé et sa coupole sur pendentifs. La façade est dotée au XIVe ou XVe siècle d’un nouveau portail sculpté de feuillages et de niches. Pendant la guerre de Cent Ans, les parties hautes sont surélevées et fortifiées, et les baies du mur nord sont obturées pour des raisons défensives.
L’édifice subit des dégâts majeurs lors des guerres de Religion (XVIe siècle). Un procès-verbal de 1637 atteste de son mauvais état, nécessitant des réparations ultérieures sur le clocher et les deux premières travées de la nef. Une particularité architecturale réside dans l’absence de fenêtres sur le mur nord, murées durant les conflits pour faciliter la défense. Au XIXe siècle, les voûtes de la nef sont restaurées, des enduits et peintures ajoutés, et une chapelle sud est construite en 1877. Classée monument historique dès 1862, l’église est fermée au public en 2018 après un effondrement partiel du sol près du mur nord.
La crypte, dédiée à sainte Catherine, et les remaniements gothiques témoignent de son évolution entre lieu de culte roman et édifice fortifié. Son plan en croix latine, avec un désaxement marqué de la nef, reflète les adaptations successives à son environnement topographique et aux besoins défensifs. Aujourd’hui, elle reste un exemple emblématique du patrimoine religieux et militaire du Poitou.