Construction du clocher Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Le clocher à encorbellement a été construit à la fin du XVe siècle.
1743
Retable baroque
Retable baroque 1743 (≈ 1743)
Le retable du maître-autel a été exécuté par Jean Le Comte.
XVIIe siècle
Fortification du clocher
Fortification du clocher XVIIe siècle (≈ 1750)
Le clocher a été fortifié pour les milices gardes-côtes.
XVIIIe siècle
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef XVIIIe siècle (≈ 1850)
La nef et le chœur ont été reconstruits au XVIIIe siècle.
1994
Inscription monument historique
Inscription monument historique 1994 (≈ 1994)
L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 256) : inscription par arrêté du 25 janvier 1994
Personnages clés
Jean Le Comte
Artiste ayant exécuté le retable baroque du maître-autel en 1743.
Edmond Thin
Auteur ayant étudié le clocher de l'église.
Charles et François Lorin
Artistes ayant réalisé une verrière au XXe siècle.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre‑Dame de Morsalines est un édifice catholique des XVe et des XVIIe‑XVIIIe siècles, situé au bourg de Morsalines, aujourd'hui intégré à la commune nouvelle de Quettehou, dans le département de la Manche, en Normandie. Elle se dresse au bord de la baie de Saint‑Vaast et son clocher permettait de surveiller l'horizon marin. Le clocher a été fortifié au XVIIe siècle pour les milices gardes‑côtes ; la nef et le chœur furent reconstruits au XVIIIe siècle, l'ensemble ayant connu des campagnes de reconstruction et d'agrandissement aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le clocher à encorbellement, que Edmond Thin rapproche de celui de Quettehou, remonterait à la fin du XVe siècle ; il était conçu pour pouvoir s'y retrancher à l'aide d'une échelle amovible. Sur les contreforts en pierre calcaire et sur les piliers de l'entrée est du cimetière sont gravés plusieurs graffitis de bateaux, interprétés comme des ex‑voto maritimes. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 25 janvier 1994. L'intérieur conserve un mobilier remarquable : trois objets sont classés aux monuments historiques — le retable baroque du maître‑autel du début du XVIIIe siècle, daté de 1743 et exécuté par Jean Le Comte, un chasublier du XVIIIe siècle et, dans la chapelle de gauche sur le retable d'un autel latéral, une statue de sainte Barbe en pierre polychrome du XVIIIe siècle. Sont également conservés de beaux fonts baptismaux, une chaire à prêcher, le maître‑autel et les autels latéraux du XVIIIe siècle, une statue d'un saint évêque encastrée dans la façade ouest datant du XVe siècle, ainsi qu'une verrière du XXe siècle signée Charles et François Lorin.