Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification du porche roman originel.
1317
Transformation en chapitre cathédral
Transformation en chapitre cathédral
1317 (≈ 1317)
Intègre deux annexes paroissiales ultérieurement.
1546
Fondation d'une chapellenie
Fondation d'une chapellenie
1546 (≈ 1546)
Ajout d'une structure religieuse interne.
XIXe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
XIXe siècle (≈ 1865)
Ajout du clocher néo-roman, conservation partielle.
1946-1980
Curé abbé Pistre
Curé abbé Pistre
1946-1980 (≈ 1963)
Période d'engagement sportif et social.
16 mai 1972
Classement partiel
Classement partiel
16 mai 1972 (≈ 1972)
Protection du porche roman au titre MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail Ouest (cad. AB 186) : inscription par arrêté du 16 mai 1972
Personnages clés
| Abbé Pistre - Curé de Noailhac (1946-1980) |
Fonda une équipe de rugby locale. |
| Comte de Castres - Noble local (décédé en 1666) |
Litres funéraires aujourd'hui disparues. |
| Famille Barbara de Labelotterie de Boisséson - Aristocrates locaux |
Armoiries sur un vitrail du XIXe. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Noailhac, située dans le Tarn en Occitanie, trouve ses origines au XIIe siècle sur les bords de la Durenque. À l'origine église paroissiale, elle fut transformée en chapitre cathédral en 1317, intégrant deux annexes : Saint-Michel-de-Perrin (1569) et Saint-Salvi-de-la-Balme (1682). Une chapellenie y fut fondée en 1546. Le bâtiment, marqué par des litres funéraires (disparues) après la mort du comte de Castres en 1666, abritait aussi un banc consulaire établi en 1728. Son architecture initiale fut partiellement préservée malgré des campagnes de travaux aux XVe et XIXe siècles.
Le porche roman du XIIe siècle, classé monument historique en 1972, est le seul vestige majeur de l'édifice médiéval. Les modifications du XIXe siècle lui adjoignirent un clocher néo-roman, tandis que l'intérieur conserve une voûte en bois datant des guerres de religion et des décors trompe-l’œil (1835-1845) attribués à l'atelier italien Céroni. L'église abrite aussi onze vitraux (1850-1898), réalisés par des maîtres-verriers du Puy-en-Velay et Toulouse, dont certains portent les armoiries de la famille Barbara de Labelotterie de Boisséson.
L’abbé Pistre, curé de Noailhac de 1946 à 1980, marqua l’histoire locale en fondant une équipe de rugby pour les jeunes et en promouvant l’ouverture interconfessionnelle (mariages catholiques-protestants). Son engagement sportif et social, couplé à son passé de joueur au SC Albi, lui valut une renommée durable. Enterré dans le village, il incarne la transition entre le patrimoine religieux et la vie communautaire moderne.
Les restaurations prévues visent à préserver les vitraux dégradés et les éléments architecturaux hybrides, mêlant dissymétrie romane et ajouts néo-romans. L'édifice, propriété communale, reste un symbole de l’évolution religieuse et artistique de la région, entre héritage médiéval et transformations contemporaines.