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Église Notre-Dame de Noailhac dans le Tarn

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Notre-Dame de Noailhac

    Le village
    81490 Noailhac
Propriété de la commune
Église Notre-Dame de Noailhac
Église Notre-Dame de Noailhac
Église Notre-Dame de Noailhac
Crédit photo : William Jexpire - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
1317
Transformation en chapitre cathédral
1546
Fondation d'une chapellenie
XIXe siècle
Reconstruction majeure
1946-1980
Curé abbé Pistre
16 mai 1972
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail Ouest (cad. AB 186) : inscription par arrêté du 16 mai 1972

Personnages clés

Abbé Pistre - Curé de Noailhac (1946-1980) Fonda une équipe de rugby locale.
Comte de Castres - Noble local (décédé en 1666) Litres funéraires aujourd'hui disparues.
Famille Barbara de Labelotterie de Boisséson - Aristocrates locaux Armoiries sur un vitrail du XIXe.

Origine et histoire

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Noailhac, située dans le Tarn en Occitanie, trouve ses origines au XIIe siècle sur les bords de la Durenque. À l'origine église paroissiale, elle fut transformée en chapitre cathédral en 1317, intégrant deux annexes : Saint-Michel-de-Perrin (1569) et Saint-Salvi-de-la-Balme (1682). Une chapellenie y fut fondée en 1546. Le bâtiment, marqué par des litres funéraires (disparues) après la mort du comte de Castres en 1666, abritait aussi un banc consulaire établi en 1728. Son architecture initiale fut partiellement préservée malgré des campagnes de travaux aux XVe et XIXe siècles.

Le porche roman du XIIe siècle, classé monument historique en 1972, est le seul vestige majeur de l'édifice médiéval. Les modifications du XIXe siècle lui adjoignirent un clocher néo-roman, tandis que l'intérieur conserve une voûte en bois datant des guerres de religion et des décors trompe-l’œil (1835-1845) attribués à l'atelier italien Céroni. L'église abrite aussi onze vitraux (1850-1898), réalisés par des maîtres-verriers du Puy-en-Velay et Toulouse, dont certains portent les armoiries de la famille Barbara de Labelotterie de Boisséson.

L’abbé Pistre, curé de Noailhac de 1946 à 1980, marqua l’histoire locale en fondant une équipe de rugby pour les jeunes et en promouvant l’ouverture interconfessionnelle (mariages catholiques-protestants). Son engagement sportif et social, couplé à son passé de joueur au SC Albi, lui valut une renommée durable. Enterré dans le village, il incarne la transition entre le patrimoine religieux et la vie communautaire moderne.

Les restaurations prévues visent à préserver les vitraux dégradés et les éléments architecturaux hybrides, mêlant dissymétrie romane et ajouts néo-romans. L'édifice, propriété communale, reste un symbole de l’évolution religieuse et artistique de la région, entre héritage médiéval et transformations contemporaines.

Liens externes