Pose de la première pierre 3 mai 1491 (≈ 1491)
Début de la construction actuelle
26 août 1515
Consécration de l'église
Consécration de l'église 26 août 1515 (≈ 1515)
Fin des travaux initiaux
1616
Construction du clocher
Construction du clocher 1616 (≈ 1616)
Ajout majeur à l'édifice
1785
Transformation du chœur
Transformation du chœur 1785 (≈ 1785)
Ajout d'une sacristie
11 avril 1906
Classement monument historique
Classement monument historique 11 avril 1906 (≈ 1906)
Protection officielle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 11 avril 1906
Personnages clés
Maurice Drouhot - Menuisier
Réparations en 1741
Jean Bonneau - Artisan
Restauration du clocher (1797-1798)
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Noyers-sur-Serein, dédiée à l'origine sous le vocable de Notre-Dame, fut construite entre 1491 et 1515 pour remplacer un édifice médiéval devenu trop exigu et vulnérable aux crues du Serein. La première pierre fut posée le 3 mai 1491, et l'église fut consacrée le 26 août 1515, comme l'atteste une inscription gravée au-dessus de la porte de la sacristie. Son architecture combine une nef à vaisseau central flanquée de deux collatéraux, un transept à deux vaisseaux, et un chœur terminant en abside à trois pans, le tout voûté d'ogives.
Le clocher, érigé en 1616, fut l'objet de plusieurs réparations au XVIIIe siècle : en 1741, la tour et sa guérite furent restaurées par le menuisier Maurice Drouhot, tandis qu'en 1785, le chœur fut transformé et une seconde sacristie ajoutée. La reconstruction en pierre du beffroi, mentionnée comme nécessaire en 1789, ainsi que des travaux sur la flèche par Jean Bonneau en 1797-1798, marquèrent la fin des grands aménagements structurels. Les porches extérieurs, jugés obsolètes, furent démolis à la même époque, à l'exception du porche sud.
Classée monument historique par arrêté du 11 avril 1906, l'église se distingue par ses éléments défensifs comme les contreforts et arcs-boutants, ainsi que par des détails architecturaux remarquables. Parmi ceux-ci figurent un portail principal en arc segmentaire à deux portes sous accolade, une tourelle d'escalier ornée d'une guérite en pierre surmontée d'un coq, et des clefs de voûte sculptées. Les matériaux utilisés, tuiles plates pour la nef et laves pour les appentis, reflètent les ressources locales et les techniques de construction de la Renaissance en Bourgogne.
L'édifice illustre la transition entre le gothique flamboyant et les premières influences Renaissance, visible dans la décoration des nervures des voûtes reposant sur des culots sculptés. Son histoire reflète aussi les adaptations successives aux besoins liturgiques et aux aléas climatiques, comme en témoigne son déplacement initial loin des berges du Serein. Aujourd'hui, elle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et architectural de l'Yonne.