Frise chronologique
XIe siècle - XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XIe siècle - XIIe siècle (≈ 1150)
Édifiée en trois phases consécutives.
1364
Première mention des chapelains
Première mention des chapelains
1364 (≈ 1364)
Citation des chapelains de Parsac.
1398
Paroisse de l’archiprêtré
Paroisse de l’archiprêtré
1398 (≈ 1398)
Listée parmi les paroisses locales.
1770
Fin des dîmes perçues
Fin des dîmes perçues
1770 (≈ 1770)
Le chapitre de Saint-Émilion cesse de percevoir.
1869
Succursale de Saint-Genès
Succursale de Saint-Genès
1869 (≈ 1869)
Rattachée à Saint-Genès-de-Castillon.
13 février 2002
Classement monument historique
Classement monument historique
13 février 2002 (≈ 2002)
Protection intégrale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. 313 B 591) : classement par arrêté du 13 février 2002
Personnages clés
| Chapitre de Saint-Émilion - Collateur et bénéficiaire des dîmes |
Contrôlait l’église jusqu’en 1770. |
| E. Piganeau - Historien local (1876) |
A décrit le porche aujourd’hui disparu. |
| Léo Drouyn - Dessinateur (fin XIXe siècle) |
A documenté l’église après la disparition du porche. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Parsac est une église catholique romane des XIe et XIIe siècles, située dans la commune de Montagne, en Gironde. Construite en trois phases consécutives, elle se distingue par son clocher à deux coupoles superposées et son plan simple, avec une nef voûtée en berceau brisé et une abside en hémicycle. L’édifice, peu remanié après le Moyen Âge, conserve des éléments sculptés romans, notamment sur les chapiteaux et modillons.
L’église est dédiée à Notre-Dame, comme l’atteste une dédicace sur le pilier sud de l’arc triomphal. Mentionnée dès 1364 pour ses chapelains et en 1398 comme paroisse de l’archiprêtré d’Entre-Dordogne, elle était sous le contrôle du chapitre de Saint-Émilion, qui percevait une partie des dîmes jusqu’en 1770. Désaffectée après la Révolution française, elle est réouverte au culte à une date indéterminée, avant de devenir une succursale de Saint-Genès-de-Castillon en 1869, puis une annexe de Puisseguin en 1877.
Classée monument historique en 2002, l’église se caractérise par son portail occidental à ogive, orné de chapiteaux romans historiés, et ses modillons sculptés, illustrant des thèmes médiévaux comme la luxure, les métiers maudits ou l’eucharistie sacrilège. À l’intérieur, la nef, divisée en trois travées, présente une coupole sous le clocher et des voûtes en berceau brisé. L’abside, voûtée en cul-de-four, est éclairée par des fenêtres romanes et ornée de chapiteaux à feuillages ou entrelacs.
Le clocher, de plan barlong, abrite deux coupoles superposées : celle du rez-de-chaussée, haute de 10,20 mètres, repose sur des pendentifs, tandis que la coupole supérieure, au galbe aplati, pourrait être une reconstruction. Les modillons extérieurs, bien que très érodés, révèlent des représentations symboliques (hommes invertis, musiciens, animaux démoniaques), typiques de l’iconographie romane. Deux cadrans canoniaux, sur la façade sud, rappellent son usage liturgique médiéval.
L’église est entourée d’un cimetière, avec une croix à l’extrémité est et un monument aux morts près de la croix de carrefour, au pied du promontoire rocheux. Son histoire reflète les transformations religieuses et administratives de la région, depuis son rôle paroissial médiéval jusqu’à son rattachement à la commune de Montagne en 1973, après la disparition de l’ancienne commune de Parsac.