Église Notre-Dame-de-Pitié du Croisic au Croisic en Loire-Atlantique

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique flamboyant

Église Notre-Dame-de-Pitié du Croisic

  • 8-14 Rue de l'Église
  • 44490 Le Croisic
Église Notre-Dame-de-Pitié du Croisic
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Crédit photo : Travail personnel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2100
1482
Indulgences accordées
1486
Renouvellement des indulgences
1494
Construction initiale
4 décembre 1494
Pose de la première pierre
1501
Autorisation de construction
25 mars 1508
Consécration de l'église
2 janvier 1525
Nouvelle bénédiction
26 avril 1526
Construction du clocher
26 août 1526
Achèvement du clocher
1528
Mise en service
1534
Installation de la cloche
20 mars 1546
Consécration de l'autel
1680
Décision de reconstruction
1683-1700
Reconstruction du clocher
1763
Érection en paroisse
1859
Pose de nouveaux vitraux
1840-1879
Restauration majeure
13 juin 1963
Effondrement de la verrière
janvier 1967
Remplacement de la verrière
1980
Installation du nouvel autel
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Fin du XXe siècle
Travaux de restauration

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame de Pitié : classement par arrêté du 25 octobre 1906

Personnages clés

Jacques Penfau Pose la première pierre du pignon de l'église en 1494.
Mathurin de Plédran Évêque de Dol, consacre l'église en 1508.
Olivier Robin Livre le portail nord de l'église en 1528.
Le père Leroux Consacre l'autel de la Trinité en 1546.
L'abbé Bigaré Curé de 1840 à 1879, dirige une vaste restauration de l'église.
Henri Gilée Architecte aidant à la pose de nouveaux vitraux en 1859.
Charles Lorin Dirige les ateliers Lorin de Chartres pour la réalisation de verrières en 1900-1901.
Gustave Flaubert Écrivain ayant remarqué la statue de saint Julien de Brioude lors de son voyage en 1847.
Maxime Du Camp Photographe ayant remarqué la statue de saint Julien de Brioude lors de son voyage en 1847.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-de-Pitié

L'église Notre‑Dame‑de‑Pitié, située au Croisic (Loire‑Atlantique), est un lieu de culte catholique classé monument historique le 25 octobre 1906. Elle est dédiée à Notre‑Dame‑de‑la‑Pitié et construite en granit ; ses voûtes sont en calcaire. De style gothique flamboyant, l'édifice est presque carré, asymétrique, composé de quatre nefs à chevet plat et percé de seize grandes fenêtres ogivales, dont des verrières du XIXe siècle illustrant la vie des saints et celle de la communauté chrétienne du Croisic. L'origine du culte remonte à la chapelle de la Bienheureuse Marie de Pitié, dépendant de la paroisse Saint‑Guénolé de Batz, chapelle d'hôpital pour étrangers à l'emplacement peut‑être différent de l'église actuelle ; elle bénéficia d'indulgences accordées par Sixte IV en 1482 et renouvelées par Innocent VIII en 1486. La prospérité maritime et l'essor démographique de la fin du XVe siècle motivèrent la construction d'une grande église capable d'accueillir jusqu'à mille fidèles, autorisée par une bulle d'Alexandre VI en 1501.

La chronologie du chantier est relativement bien connue : Jacques Penfau posa la première pierre du pignon le 4 décembre 1494 et l'église fut consacrée par Mathurin de Plédran, évêque de Dol, le 25 mars 1508. Une nouvelle bénédiction eut lieu le 2 janvier 1525, le cimetière sud fut consacré le lendemain, et le clocher en charpente fut entrepris le 26 avril 1526 pour être couvert le 26 août de la même année. La mise en service de l'église est attestée en 1528 ; le 23 août de cette année Olivier Robin livra le portail nord, et en 1534 la cloche La Michelle fut baptisée et placée dans le beffroi. Le 20 mars 1546, le père Leroux consacra l'autel de la Trinité dans le second bas‑côté sud.

Au XVIIe siècle, la charpente du clocher, menaçant ruine, fit l'objet d'un remplacement : la décision de reconstruire fut prise en 1680 et les travaux se déroulèrent de 1683 à 1700, conduisant à l'édification d'une tour en pierre inspirée de celle de Saint‑Guénolé de Batz‑sur‑Mer. En 1763, Le Croisic fut érigé en paroisse et un nouveau mobilier fut installé. Pendant la Révolution, l'église servit successivement de temple républicain, de mairie et de magasin d'artillerie, et au milieu du XIXe siècle son état exigea de lourdes réparations. L'abbé Bigaré, curé de 1840 à 1879, dirigea une vaste restauration comprenant la réfection des couvertures et des meneaux, puis, à partir de 1859, la pose de nouveaux vitraux avec l'aide de l'architecte Henri Gilée.

Tout au long du XXe siècle, le service des Monuments historiques assura un entretien régulier ; la grande verrière du chœur s'effondra le 13 juin 1963 et fut remplacée en janvier 1967. L'autel actuel, la grande croix et le chandelier, exécutés d'après les plans de l'architecte Bué, furent installés en 1980 ; d'importants travaux ont par ailleurs concerné les toitures sud, le campanile, la verrière ouest et la tribune d'orgue à la fin du XXe siècle, dans le cadre des commémorations du 500e anniversaire de la construction.

À l'intérieur, l'autel provient de la chapelle des capucins où il fut posé en 1788 ; de part et d'autre du tabernacle figurent deux cartouches portant des emblèmes franciscains : à droite les bras entrecroisés de Jésus et de saint François, à gauche la Croix entourée de la sainte Couronne. L'église conserve six voûtes peintes du XVIe siècle ; la mieux préservée, à l'extrémité de la nef, représente la sainte Trinité répartie sur trois voûtains : Dieu le Père coiffé d'une tiare, bénissant ; le Fils portant la Croix et montrant sa plaie ; le Saint‑Esprit figuré par un oiseau. Deux maquettes de bateaux ex‑voto du XIXe siècle, quatre dalles funéraires provenant de l'ancien cimetière sud, deux bannières de procession et une chaire réalisée par un ébéniste local, surmontée d'un abat‑voix et d'un ange sonnant de la trompette, complètent le mobilier.

Parmi les tableaux figurent une œuvre d'Élie Delaunay représentant la guérison des dix lépreux, une toile de L. Desjardin évoquant le passage de la mer Rouge, une œuvre anonyme du XIXe siècle montrant le couronnement de saint Jean‑Baptiste au‑dessus du bénitier, ainsi qu'un ex‑voto marin placé au‑dessus de l'autel et un tableau anonyme du XVIIIe siècle sur l'éducation de la Vierge. Les statues en bois des XVIIe et XVIIIe siècles comprennent saint Jacques le Majeur en pèlerin, saint Julien de Brioude — dont la statue attira l'attention de Gustave Flaubert et Maxime Du Camp lors de leur voyage de 1847 — ainsi que Notre‑Dame des vents, l'Ecce Homo et Notre‑Dame de Pitié.

Un ensemble de quatre verrières réalisé en 1900‑1901 par les ateliers Lorin de Chartres, dirigés par Charles Lorin, est classé au titre des monuments historiques et répertorié dans l'Inventaire général : il représente saint Antoine de Padoue, saint Yves, saint Christophe — rappelant la traversée du Traict du Croisic à marée basse — et saint Félix, qui évoque le baptême des premiers chrétiens de la presqu'île et la chapelle du Crucifix, avec les armes de Nantes et du Croisic. D'autres vitraux illustrent des épisodes évangéliques, comme le calme de la tempête, et la figure de saint Goustan, moine bénédictin évangélisateur du Croisic au Xe siècle. À l'extérieur, le porche nord présente un décor sobre : hormis une pietà récente, il se compose de voussures ornées de motifs végétaux et de deux zones de tuffeau symétriques ; la niche à dais et base ornée témoigne d'un trait caractéristique de l'architecture gothique bretonne de la période.

Liens externes