Frise chronologique
1733
Transformations majeures
Transformations majeures
1733 (≈ 1733)
Toiture unique, sacristie ajoutée, signature d'A. Gorisse.
XVIe - XVIIe siècles
Construction de l'édifice actuel
Construction de l'édifice actuel
XVIe - XVIIe siècles (≈ 1750)
Église fortifiée en brique autour d'une nef médiévale.
1927
Première protection
Première protection
1927 (≈ 1927)
Classer partiel (clocher et échauguettes).
1987
Classement total
Classement total
1987 (≈ 1987)
Inscription de l'édifice en totalité.
2019-2022
Restauration complète
Restauration complète
2019-2022 (≈ 2021)
Chantier de conservation et réhabilitation.
avril 2025
Classement définitif
Classement définitif
avril 2025 (≈ 2025)
Protection intégrale comme monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Notre-Dame, en totalité, place de l'Eglise, située sur la parcelle n° 137, figurant au cadastre section AN, telle que coloriée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 17 avril 2025
Personnages clés
| Marc Fouan - Curé de Plomion |
Décédé en 1735, épitaphe dans le sanctuaire. |
| Marc Nicolas Fouan - Curé et doyen de Vervins |
Fonda les prières des Quarante-Heures, mort en 1768. |
| A. Gorisse - Entrepreneur en 1733 |
Responsable des transformations majeures. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Plomion, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice religieux construit entre les XVIe et XVIIe siècles. Elle se caractérise par une façade imposante composée d’un large donjon carré encadré de deux tours, ainsi que par des éléments défensifs comme des meurtrières et des échauguettes. L’utilisation de la brique comme matériau principal, associée à des décors en brique vernissée (entrelacs, damiers, croix losangées), reflète l’architecture locale de la Thiérache, région connue pour ses églises fortifiées.
À l’intérieur, la nef, flanquée de deux collatéraux, mène à un transept et un chœur voûtés d’ogives, décorés d’arceaux. L’édifice conserve des éléments médiévaux, comme des baies du XIIe ou XIIIe siècle réutilisées, mais sa structure actuelle date majoritairement des XVIe et XVIIe siècles. Des transformations majeures ont eu lieu au XVIIIe siècle, notamment en 1733, où la nef fut recouverte d’une toiture unique, supprimant les fenêtres hautes, et où une sacristie fut ajoutée. Les inscriptions sur les corniches, comme celle portant « A. GORISSE 1733 », témoignent de ces travaux.
L’église a subi des dommages pendant la Première Guerre mondiale, notamment la destruction de ses cloches originales par les Allemands, un événement marqué dans la mémoire locale. Classée partiellement en 1927 (clocher et échauguettes), puis en totalité en 1987, elle a fait l’objet d’un vaste chantier de restauration entre 2019 et 2022. En avril 2025, l’édifice a été classé monument historique dans son intégralité. Son donjon, qui servait à la fois de porche et de système défensif, illustre l’adaptation des églises à un double usage militaire et religieux, caractéristique de la région.
Le mobilier intérieur inclut des toiles religieuses (comme Le Christ au jardin des oliviers), des boiseries sculptées représentant saint Bruno ou le Bon Pasteur, et des pierres tombales, dont celles des curés Marc Fouan (mort en 1735) et Marc Nicolas Fouan (1768). Ces éléments soulignent le rôle central de l’église dans la vie communautaire et spirituelle de Plomion, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque moderne.
Architecturalement, l’église allie des influences médiévales (nef primitive) et des ajouts Renaissance (donjon, décors en brique). Les flèches polygonales couvrant les tours et le clocher, reconstruites après des destructions ou des transformations, témoignent d’une évolution constante. Les motifs en brique vernissée (cœurs, losanges) ajoutent une dimension esthétique unique, tandis que les meurtrières rappellent son passé défensif dans une région frontalière souvent exposée aux conflits.