Construction de la nef XIe siècle (≈ 1150)
Partie la plus ancienne de l'édifice.
XIVe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur XIVe siècle (≈ 1450)
Agrandissement gothique de l'église.
1586
Façade ouest et clocher
Façade ouest et clocher 1586 (≈ 1586)
Œuvre de Michel Borgne, style Beaumanoir.
27 mars 1914
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 27 mars 1914 (≈ 1914)
Protection de l'église par l'État.
1974-1982
Peintures du porche sud
Peintures du porche sud 1974-1982 (≈ 1978)
Décoration du lambris avec scènes religieuses.
1997
Restauration du clocher
Restauration du clocher 1997 (≈ 1997)
Réparations après la tempête de 1994.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AE 160) : classement par arrêté du 27 mars 1914 ; Ensemble formé par l'ossuaire et l'ancien cimetière, y compris ses arbres et sa porte d'entrée : classement par arrêté du 30 janvier 1951
Personnages clés
Michel Borgne - Architecte morlaisien
Concepteur de la façade et du clocher (1586).
Ferdinand Foch - Maréchal de France
Propriétaire du manoir voisin, banc d’œuvre présent.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame de Ploujean
L'église Notre-Dame de Ploujean, située dans la commune de Morlaix (Finistère), est un édifice paroissial catholique dont les origines remontent au XIe siècle pour la nef, tandis que le chœur date du XIVe siècle. La façade ouest et le clocher, typique du style Beaumanoir, furent construits en 1586 par l'architecte morlaisien Michel Borgne. L'intérieur, lambrissé, et les bas-côtés furent restaurés au XIXe siècle, et le porche sud refait au début du XXe siècle. Classée Monument Historique en 1914, elle abrite des éléments remarquables comme le banc d’œuvre du Maréchal Ferdinand Foch, propriétaire du manoir voisin de Traonfeunteuniou.
Le clocher, haut de 50 mètres, est surmonté d'une flèche encadrée de quatre clochetons d'angle, tandis que la façade ouest, flanquée de contreforts et de lanternons Renaissance, est accostée d'une tourelle d'escalier cylindrique. L'intérieur présente des arcades en plein cintre reposant sur des piliers rectangulaires dans la nef, et des arcades brisées sur des piliers à chapiteaux dans le chœur. Entre 1974 et 1982, le lambris du porche sud fut orné de peintures représentant les quatre Évangélistes, la Vierge à l'Enfant et l'Ecce Homo.
L'église possède un mobilier classé, dont un ensemble de trois cloches de volée électrique (datant de 1870 et 1936) et une cloche manuelle de 1878 située dans le clocheton au-dessus de l'arc diaphragme. Après la tempête de 1994, la partie haute du clocher fut restaurée en 1997. En 1977, des modifications liturgiques furent apportées, comme la destruction de l'ancienne sacristie et la réorientation du maître-autel. L'ossuaire et l'ancien cimetière adjacent, classés en 1951, complètent cet ensemble patrimonial.
Le site est marqué par des interventions architecturales variées, reflétant son évolution à travers les siècles. Les peintures du lambris, les statues et le baptistère font partie des éléments mobiliers protégés. L'église, propriété de la commune, reste un lieu de culte actif tout en étant un témoignage majeur du patrimoine religieux breton, mêlant influences médiévales et renaissantes.