Frise chronologique
1213
Protection pontificale
Protection pontificale
1213 (≈ 1213)
Placée sous sauvegarde d'Innocent III
XIe ou XIIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale
XIe ou XIIe siècle (≈ 1250)
Par le chapitre Saint-Caprais d'Agen
début XIVe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
début XIVe siècle (≈ 1404)
Chantier interrompu avant les voûtes
1551
Ordre de Jean Vallier
Ordre de Jean Vallier
1551 (≈ 1551)
Achèvement pavement et clocher commandé
1561 et 1569-1570
Occupations protestantes
Occupations protestantes
1561 et 1569-1570 (≈ 1566)
Dégâts lors des guerres de Religion
1594
Reconsécration catholique
Reconsécration catholique
1594 (≈ 1594)
Maître-autel bénit par Nicolas de Villars
1855-1868
Restauration majeure
Restauration majeure
1855-1868 (≈ 1862)
Voûtement et décor peint par Bourrières
1912
Classement MH
Classement MH
1912 (≈ 1912)
Protection au titre des monuments historiques
1993-1999
Restauration moderne
Restauration moderne
1993-1999 (≈ 1996)
Voûtes et toiture par François Corouge
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 14 août 1912
Personnages clés
| Innocent III - Pape |
Place l'église sous protection en 1213 |
| Jean Vallier - Vicaire |
Ordone travaux en 1551 |
| Nicolas de Villars - Évêque |
Reconsacre le maître-autel en 1594 |
| Georges Bourrières - Architecte diocésain |
Dirige restauration de 1855 |
| Joseph Villiet - Peintre-verrier |
Réalise vitraux en 1857 |
| Adolphe Brucker - Peintre |
Auteur décor peint de 1869 |
| François Corouge - Architecte en chef MH |
Restaure voûtes (1993-1999) |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Port-Sainte-Marie trouve ses origines dans une fondation par le chapitre de la collégiale Saint-Caprais d'Agen, probablement au XIe ou XIIe siècle. Placée sous la protection du pape Innocent III en 1213, elle est reconstruite au début du XIVe siècle dans un style gothique ambitieux. Le chantier, interrompu à la naissance des voûtes de la nef, laisse un édifice inachevé, reflétant les troubles de la guerre de Cent Ans. Des chapelles latérales, dont une dédiée à la famille Raymond de Lagarde, sont ajoutées aux XVe et XVIe siècles, tandis que les conflits religieux du XVIe siècle (occupation protestante en 1561, dommages en 1569-1570) marquent durablement le bâtiment.
En 1551, le vicaire Jean Vallier ordonne l'achèvement du pavement et du clocher, encore découvert en 1594. Après la reconquête catholique, l'évêque Nicolas de Villars reconacre le maître-autel cette même année. Une campagne majeure de restauration, menée en 1855 par l'architecte diocésain Georges Bourrières, transforme radicalement l'édifice : surélévation des murs, voûtement de la nef et du chœur, et ajout d'un décor peint inauguré en 1868. Les travaux se poursuivent aux XIXe et XXe siècles, avec des réparations du clocher (1892, 1913-1914) et une restauration complète des voûtes et de la toiture entre 1993 et 1999 sous la direction de François Corouge.
Classée monument historique en 1912, l'église se distingue par son architecture régionale typique de la guerre de Cent Ans : nef unique de 30 mètres sur 13, chœur à sept pans, et voûtains en brique. Son mobilier, incluant des vitraux de Joseph Villiet (1857), des peintures monumentales d'Adolphe Brucker (1869), et une chaire du XIXe siècle, témoigne des campagnes de restauration. Les bâtons de confrérie (XXI pièces), classés en 1941, rappellent son rôle central dans la vie religieuse locale, entre occupations protestantes, reconstructions catholiques et embellissements modernes.