Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église et première mention dans une bulle papale.
1584
Destruction partielle
Destruction partielle 1584 (≈ 1584)
L'église est partiellement détruite par les huguenots lors des guerres de religion.
1584-1600
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement 1584-1600 (≈ 1592)
Travaux de restauration et d'agrandissement après les destructions des guerres de religion.
1885
Fermeture au culte
Fermeture au culte 1885 (≈ 1885)
L'église est fermée au culte.
1925
Découverte de sépultures
Découverte de sépultures 1925 (≈ 1925)
Des sépultures de prieurs sont mises au jour lors de travaux de démolition.
1944
Protection historique
Protection historique 1944 (≈ 1944)
L'église est protégée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame de Prévenchères : classement par arrêté du 18 août 1944
Personnages clés
Pape Alexandre III
Pape ayant mentionné l'église dans une bulle.
Sire de la Tronchère
Chef huguenot responsable de la destruction partielle de l'église en 1584.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame de Prévenchère
L'église Notre‑Dame‑de‑Prévenchères se situe à Montpezat‑sous‑Bauzon, dans le département de l'Ardèche en région Auvergne‑Rhône‑Alpes. Elle est mentionnée pour la première fois dans une bulle du pape Alexandre III et devient église paroissiale en 1265, dépendant de l'abbé de Saint‑Chaffre. Lors des guerres de religion, elle est partiellement détruite par les huguenots du sire de la Tronchère lors de son raid sur l'abbaye de Mazan et le fort de Porcheyrolles en août 1584. Des travaux de restauration et d'agrandissement sont réalisés entre 1584 et 1600. Plusieurs prieurs se succèdent jusqu'à la Révolution et au‑delà ; l'église n'est fermée au culte qu'en 1885. Des travaux de démolition entrepris en 1925, en vue de la construction de la nouvelle église de Montpezat‑sous‑Bauzon quelques centaines de mètres en amont, mettent au jour des dizaines de sépultures de prieurs. La succession de constructions, destructions et reconstructions s'étend du XIIe au XXe siècle. Le bâtiment présente une courte nef unique et un transept saillant, et son chevet comporte trois absides polygonales. Des transformations d'agrandissement engagées au XVe siècle entraînent la disparition du transept ; la surface au sol devient alors carrée, avec deux piliers centraux vestiges de l'ancienne croisée. Longtemps laissée à l'abandon et utilisée comme hangar, l'église bénéficie d'une protection au titre des monuments historiques depuis 1944, ce qui a permis le lancement de travaux de restauration. Voir aussi la liste des monuments historiques de l'Ardèche et les ressources Clochers de France et Mérimée.