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Église Notre-Dame de Rioux en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art roman saintongeais

Église Notre-Dame de Rioux

    1 Rue de Saintes 
    17460 Rioux
Propriété de la commune
Église Notre-Dame de Rioux
Église Notre-Dame de Rioux
Église Notre-Dame de Rioux
Église Notre-Dame de Rioux
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Église Notre-Dame de Rioux
Église Notre-Dame de Rioux
Crédit photo : Myrabella - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
vers 1160
Construction initiale
1583
Première cloche
XVe–XVIe siècles
Modifications majeures
1860
Voûtement de la nef
22 mai 1903
Classement MH
1939
Découverte de l'ossuaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 22 mai 1903

Personnages clés

François de Beaumont - Baron de Rioux Commanditaire présumé du groupe sculpté *Mariage mystique*.
Catherine de Souza-Bragance - Épouse de François de Beaumont Inspiration possible pour la statue de sainte Catherine.
Louise de Savoie - Mère de François Ier Modèle présumé pour la Vierge du groupe sculpté.
Amédée Bollée - Fondeur de cloches Auteur de la cloche de 1867 (611 kg).
Gustave Pierre Dagrant - Maître verrier Créateur des vitraux de 1897 (chapelle nord).

Origine et histoire

L'église Notre-Dame de Rioux, édifiée dans la seconde moitié du XIIe siècle (vers 1160), s’inspire de l’église Saint-Eutrope de Saintes, consacrée en 1096. Construite sur les fondations d’un sanctuaire antérieur dont subsistent des traces dans l’avant-chœur, elle illustre le style roman saintongeais par son abside à sept pans et sa façade ornée. La nef, le portail occidental et l’abside datent de cette période, tandis que la chapelle latérale sud, avec son portail, est ajoutée dans la même moitié de siècle. À l’origine, un clocher surmontait la quatrième travée de la nef, comme en témoignent les colonnes accolées aux pilastres encore visibles.

Au XVe et XVIe siècles, l’église subit d’importantes modifications : les chapelles latérales nord (anciennes chapelles seigneuriales) et la porte extérieure nord sont construites à la fin du XVe siècle par le baron de Rioux. Le pignon occidental est percé d’un oculus et surmonté d’un clocher carré aux fenêtres tréflées, tandis qu’une cloche de 1583 est remplacée en 1867. La nef, initialement charpentée, est voûtée en berceau surbaissé en 1860. Le mobilier inclut un groupe sculpté du XVIe siècle représentant le Mariage mystique de sainte Catherine, probablement commandé par François de Beaumont pour célébrer son union avec Catherine de Souza-Bragance.

L’église se distingue par sa décoration sculpturale exceptionnelle, notamment sur la façade occidentale et le chevet. La façade, du troisième quart du XIIe siècle, présente un portail à quatre voussures ornées de motifs géométriques et végétaux, surmonté d’une arcature à modillons figuratifs évoquant les péchés capitaux. Le chevet, à sept pans séparés par des colonnes « télescopiques », déploie un décor stéréotomique complexe (zigzags, écailles, marguerites) et une arcature supérieure aux modillons atypiques, mêlant représentations monstrueuses et têtes humaines « paisibles », peut-être des autoportraits des sculpteurs. Ces éléments illustrent l’apogée de l’école aquitaine du XIIe siècle.

Classée monument historique depuis le 22 mai 1903, l’église abrite également des traces de signes lapidaires (XIIIe–XIVe siècles), dont des cadrans canoniaux et un graffiti de cavalier, ainsi qu’un ossuaire remanié au XVIe siècle, découvert en 1939 sous la chapelle sud. Cet ossuaire pourrait être lié à une crypte disparue, autrefois lieu de pèlerinage à saint Venant, murée en 1787. Les vitraux, datant de 1897 (chapelle nord) et 1973 (reste de l’église), complètent ce patrimoine.

Le mobilier comprend aussi un fauteuil Louis XV dans le chœur, une commode Régence classée (1994), et des bénitiers en coquillage. Les chapiteaux historiés, comme celui représentant un personnage enlaçant un serpent ou un lion bicorporé, soulignent l’influence des ateliers romans locaux. L’ensemble reflète à la fois la piété médiévale, l’artisanat d’exception et les transformations liées aux époques ultérieures.

Liens externes