Église Notre-Dame de Rioux en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine religieux Art roman saintongeais

Église Notre-Dame de Rioux

  • 1 Rue de Saintes 
  • 17460 Rioux
Église Notre-Dame de Rioux
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Église Notre-Dame de Rioux
Crédit photo : Myrabella - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
2100
Seconde moitié du XIIe siècle
Construction romane
XIIIe siècle
Transformations gothiques
1583
Cloche originale
Fin du XVe - début XVIe siècle
Ajouts seigneuriaux
1860
Voûtement de la nef
1867
Nouvelle cloche
1903
Classement historique
1939
Découverte ossuaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Seconde moitié du XXe siècle
Restauration contreforts

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame : classement par arrêté du 22 mai 1903

Personnages clés

Baron de Rioux Seigneur ayant financé les chapelles latérales nord à la fin du XVe siècle.
Amédée Bollée Fondeur de la cloche de 1867.
Gustave Pierre Dagrant Artiste des vitraux de 1897 dans la chapelle nord.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L'église Notre‑Dame de l'Assomption à Rioux (Charente‑Maritime, Nouvelle‑Aquitaine) est un édifice roman saintongeais. Elle a été construite dans la seconde moitié du XIIe siècle sur l'emplacement d'un sanctuaire antérieur dont subsistent des traces dans l'avant‑chœur. Les constructeurs se sont inspirés de l'église Saint‑Eutrope de Saintes ; l'édifice a subi des transformations aux XIIIe et XVe siècles. L'abside et la façade illustrent le type décoratif de l'école d'Aquitaine au XIIe siècle, notamment l'ordonnance d'arcatures couronnant les fenêtres et le soubassement orné par des joints en écailles ou chevrons. La nef, le portail occidental et l'abside datent du début et de la seconde moitié du XIIe siècle, la chapelle latérale sud et son portail appartiennent à la seconde moitié du même siècle. À l'origine l'église possédait un clocher au‑dessus de la quatrième travée de la nef, attestation visible par de fortes colonnes adossées à des pilastres. Les chapelles latérales nord, anciennes chapelles seigneuriales, et la porte extérieure nord datent de la fin du XVe‑début XVIe siècle et furent édifiées par le baron de Rioux. Le pignon de la façade fut percé d'une ouverture ronde et surmonté, au XVe siècle, d'un clocher carré aux faces ornées de fenêtres jumelées tréflées ; la cloche de 1583 fut remplacée en 1867 par une cloche de 611 kg fondue par maître Amédée Bollée. La nef a été voûtée en berceau surbaissé en 1860. Trois travées composent la nef, séparées par de fortes demi‑colonnes adossées à des pilastres dont les impostes reçoivent les arcs en tiers‑point encadrant de petites fenêtres romanes étroites. La première travée contient une petite tribune construite entre les massifs qui supportaient le clocher ; cette travée est voûtée d'ogives et percée d'un vaste trou à cloches central. Deux chapelles doubles forment le transept, communiquant avec la nef et le chœur par de grandes baies en tiers‑point et couvertes de voûtes ogivales ; le bras sud ouvre une seconde porte romane à voussures ornées de cordons. L'abside, plafonnée en cul‑de‑four, est éclairée par cinq fenêtres en plein‑cintre séparées par des colonnes montant du sol ; leur partie haute présente un profil en zigzag et repose sur des chapiteaux sculptés de feuilles d'acanthe soutenant des arcs surbaissés. Deux cordons ornés de petits triangles ceinturent l'abside, l'un à la hauteur des tailloirs, l'autre soulignant la base des fenêtres, et chaque angle de baie est pourvu d'une colonnette. Dans la nef et la chapelle sud subsistent des litres funéraires des XVIe et XVIIe siècles portant les écussons des familles Beaumont et du marquis de Monconseil, seigneur de Rioux et de Tesson. Autrefois une crypte, objet d'un pèlerinage à saint Venant, aurait été murée vers 1787 ; des fouilles de 1939 ont découvert sous la chapelle sud un ossuaire remanié au XVIe siècle, sans certitude qu'il corresponde à la crypte vénérée. L'église est classée au titre des monuments historiques depuis le 22 mai 1903. La décoration sculptée se concentre surtout sur la façade occidentale et sur le chevet, où l'atelier a déployé une grande maîtrise technique. Le portail occidental présente quatre voussures en plein cintre ornées de motifs géométriques, pointes de diamant, fleurs stylisées, étoiles et éléments feuillagés ; ses colonnes portent de petits chapiteaux historiés aujourd'hui très érodés. Sur les ébrasements nord et sud, certains chapiteaux conservent des scènes ou motifs : personnages enlacés à des serpents, dragons ailés, décors végétaux, créatures aviaires malfaisantes, lions affrontant des rapaces et figures humaines richement vêtues, tandis que plusieurs corbeilles sont fortement dégradées. Au‑dessus du portail, une arcature de neuf cintres reposant sur colonnettes aux fûts variés (gaufrures, torsades, zigzags, écailles) porte une ornementation d'entrelacs et de palmettes ; l'arcature centrale, légèrement plus haute, abrite une Vierge à l'Enfant en mandorle portée par quatre anges aujourd'hui mutilés, avec têtes retaillées. Si certains guides décrivent cette Vierge comme une "Madone byzantine" ou Hodigitria, cette attribution est erronée car l'iconographie byzantine est codifiée et le type Hodigitria ne correspond pas à la disposition observée ici. Le pignon et le clocher du XVe siècle ont nécessité d'importants travaux de consolidation, dont l'adjonction de contreforts au nord et au sud ; ces contreforts ont été démolis dans la seconde moitié du XXe siècle. La corniche de la façade compte quatorze modillons figurés alternant avec des métopes solaires ; ils représentent, au nord, des lions "invertis", un paon, un homme nu à genou devant un animal, une sirène‑oiseau, un bouc et un homme à barbe bifide, et, au sud, des scènes comme un atlante qui chute, des musiciens, un acrobate, deux rapaces picorant une hostie, un crapaud et un homme moustachu, évoquant moralité et péchés. Le chevet comporte sept pans — deux plans droits et cinq en demi‑cercle — chacun divisé en trois niveaux, avec une grande diversité de modes d'assemblage et de tailles de pierre, de larges fenêtres romanes décorées et des colonnes engagées montant jusqu'à la corniche. L'étage central du chevet présente de larges arcatures ornées de stéréotomie (assises en zigzag, obliques ou en écailles) et, à mi‑hauteur, une assise décorée de marguerites ; le niveau supérieur développe une arcature riche et une corniche à modillons finement sculptés. Les modillons du chevet associent figures monstrueuses (démons, centaure sagittaire, cerf transpercé) et de nombreuses têtes humaines "paisibles" ; des études attribuent ces dernières à la présence des sculpteurs eux‑mêmes parmi les représentations. Les chapiteaux de la corniche du chevet sont en général plus simples, à décor végétal, tandis que deux chapiteaux historiés montrent un lion bicorporé et deux têtes crachant un rinceau. Le mobilier intérieur est sobre : un groupe polychrome en bois du XVIe siècle représentant le mariage mystique de sainte Catherine (statue classée objet le 29 février 1904), un fauteuil de célébrant de style Louis XV dans le chœur, une commode Régence avec bronzes classée objet le 8 mars 1994, un porte‑livres de la Restauration, deux bénitiers en coquillage, l'ancien mécanisme de l'horloge exposé dans le transept sud, et des vitraux de 1897 dans la chapelle nord par Gustave Pierre Dagrant représentant sainte Mathilde et Notre‑Dame de Lourdes ; les autres vitraux datent de 1973. La démolition du contrefort sud a livré des signes lapidaires du XIIIe ou XIVe siècle sur le mur de la nef sud, notamment plusieurs cadrans canoniaux et un graffiti figurant un cavalier portant un étendard, tandis que d'autres incisions géométriques restent indéchiffrées ; des graffiti similaires se rencontrent dans d'autres églises de la Charente‑Maritime.

Liens externes