Frise chronologique
1044
Conflit entre Blois et Anjou
Conflit entre Blois et Anjou
1044 (≈ 1044)
Geoffroy Martel enlève l'église à Bouchard Ier.
1070-1071
Don à Marmoutier
Don à Marmoutier
1070-1071 (≈ 1071)
Bouchard II cède l'église pour réparer Tavant.
1115-1120
Restitution aux moines
Restitution aux moines
1115-1120 (≈ 1118)
Marmoutier récupère définitivement l'église.
Fin XIe siècle
Première mention écrite
Première mention écrite
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Apparition dans les textes et construction initiale.
1209
Premier prieur cité
Premier prieur cité
1209 (≈ 1209)
Geoffroy, premier prieur mentionné à Rivière.
1562
Saccage protestant
Saccage protestant
1562 (≈ 1562)
Nef amputée de deux travées.
XVIIe siècle
Nouveau portail
Nouveau portail
XVIIe siècle (≈ 1750)
Construction d'un porche en appentis.
1862
Classement MH
Classement MH
1862 (≈ 1862)
Protection au titre des monuments historiques.
Vers 1864
Restauration et peintures
Restauration et peintures
Vers 1864 (≈ 1864)
Cycle pictural par le comte de Galembert.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Saint Martin - Évêque de Tours |
Aurait prié dans l'église primitive. |
| Sainte Radegonde - Reine et sainte |
Associée à la tradition ancienne du lieu. |
| Bouchard Ier - Seigneur de L'Île-Bouchard |
Reçoit Rivière en dot au XIe siècle. |
| Geoffroy Martel - Comte d'Anjou |
Enlève l'église en 1044 pour Vendôme. |
| Bouchard II - Seigneur de Rivière |
Donne l'église à Marmoutier (1070-1071). |
| Geoffroy Fuel - Oncle et tuteur |
Conflits familiaux pour le contrôle. |
| Comte de Galembert - Artiste du XIXe siècle |
Auteur des peintures intérieures (1864). |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Rivière, située dans la commune du même nom en Indre-et-Loire, trouve ses origines dans une tradition ancienne : selon les chroniques, saint Martin et sainte Radegonde y auraient prié. Cependant, sa première mention écrite n’apparaît qu’à la fin du XIe siècle. L’édifice est alors au cœur de conflits seigneuriaux impliquant la famille de L’Île-Bouchard, notamment Bouchard Ier et ses descendants. Entre 1044 et 1120, l’église change plusieurs fois de mains, passant des seigneurs locaux à l’abbaye de Marmoutier, puis à celle de la Trinité de Vendôme, avant d’être finalement restituée aux moines de Marmoutier vers 1115-1120.
Au Moyen Âge, l’église subit des transformations et des dommages. En 1562, elle est saccagée par les protestants, perdant deux travées de sa nef à l’ouest. Au XVIIe siècle, un nouveau portail avec porche est ajouté, tandis qu’au XIXe siècle, une restauration majeure est entreprise, incluant un cycle de peintures intérieures réalisé par le comte de Galembert vers 1864. Ces travaux préservent également des peintures murales médiévales découvertes sous l’appentis et dans la crypte, témoignant de son riche passé artistique.
Classée monument historique dès 1862, l’église se distingue par son architecture romane : une nef unique, un chevet plat avec abside rectangulaire, et une crypte sous le chœur surélevé. Les fonts baptismaux, installés dans un sarcophage, et les traces de peintures médiévales soulignent son importance patrimoniale. Malgré des revenus modestes, le prieuré de Rivière, attaché à Marmoutier, joue un rôle spirituel et communautaire jusqu’à sa réunion à l’infirmerie de l’abbaye en 1456.