Frise chronologique
1928
Approbation du projet
Approbation du projet
1928 (≈ 1928)
Diocèse d'Arras valide les plans de Sourdeau.
1929-1930
Construction de l'église
Construction de l'église
1929-1930 (≈ 1930)
Édification avec clocher en béton armé.
7 septembre 2001
Classement monument historique
Classement monument historique
7 septembre 2001 (≈ 2001)
Protection intégrale du bâtiment.
2013
Réinauguration après restauration
Réinauguration après restauration
2013 (≈ 2013)
Reconstruction du clocher en préfabriqué.
2024
Pièce commémorative de la Monnaie de Paris
Pièce commémorative de la Monnaie de Paris
2024 (≈ 2024)
Hommage à son patrimoine architectural.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. A 425) : classement par arrêté du 7 septembre 2001
Personnages clés
| Jean-Louis Sourdeau - Architecte |
Concepteur de l’église et de son clocher. |
| Jean Gaudin - Peintre-verrier |
Auteur des vitraux en dalles de verre. |
| Frères Mauméjean - Mosaïstes |
Créateurs des mosaïques intérieures. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Rocquigny, située dans le département du Pas-de-Calais (Hauts-de-France), est reconstruite après la Première Guerre mondiale, qui avait détruit l’édifice précédent. Un concours est organisé pour sa reconstruction, et le projet de l’architecte Jean-Louis Sourdeau est retenu en 1928. Ce dernier propose un design innovant, marqué par l’usage du béton armé, notamment pour son clocher campanile de 38 mètres, une rareté régionale. Les travaux s’achèvent entre 1929 et 1930, intégrant des vitraux en dalles de verre signés Jean Gaudin et des mosaïques des frères Mauméjean, avec une verrière d’abside attribuée à Mayeur et Bertrand (Arras).
Classée monument historique en 2001, l’église souffre cependant de dégradations structurelles (mortier, béton) conduisant au démontage de son clocher. Des travaux de consolidation sont entrepris, et après une décennie de restauration, l’édifice est réinauguré en 2013 avec une tour reconstruite en éléments préfabriqués, remplaçant la méthode originale des coffrages glissants. Son plan massé en brique, son escalier en vis et son décor d’exception en font un symbole majeur de la Première Reconstruction dans le Nord-Pas-de-Calais.
En 2024, la Monnaie de Paris honore l’église en frappant une pièce commémorative à son effigie, soulignant son importance patrimoniale. Le bâtiment, propriété de la commune de Rocquigny, reste un témoignage architectural unique, alliant modernité des matériaux (béton) et traditions artistiques (mosaïques, vitraux). Son histoire reflète aussi les défis de la préservation des monuments du XXe siècle, confrontés à des techniques constructives pionnières mais fragiles.