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Église Notre-Dame de Roubaix dans le Nord

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise de style classique

Église Notre-Dame de Roubaix

  • Place Notre-Dame
  • 59100 Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Église Notre-Dame de Roubaix
Crédit photo : Friedrich Tellberg - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
59100 Roubaix, Place Notre-Dame

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1842–1844
Construction de l'église
1846
Consécration
1849
Création de la paroisse
1855
Orgue primé
1893
Apogée paroissial
3 octobre 1983
Désaffectation et inscription
1996
Démontage de l’orgue
1992–2011
Location comme salle de banquets
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Notre-Dame (cad. LW 58) : inscription par arrêté du 3 octobre 1983

Personnages clés

Achille Dewarlez - Architecte municipal Concepteur de l’église (1842–1844).
Pierre-Alexandre Ducroquet - Facteur d’orgues Auteur de l’orgue primé en 1855.
Claudius Lavergne - Maître-verrier Créateur des vitraux (avec Girodon).

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame

L’église Notre-Dame de Roubaix, construite entre 1842 et 1844 par l’architecte Achille Dewarlez, répondait à l’afflux de fidèles lié à l’expansion industrielle de la ville, notamment dans le secteur des filatures. Consacrée en 1846, elle pouvait accueillir jusqu’à 3 000 personnes, devenant une paroisse indépendante en 1849. Son style néo-classique, marqué par une façade en pierre calcaire et un clocher inachevé, reflétait l’importance de la foi catholique dans une population ouvrière en pleine croissance.

L’église abritait un orgue exceptionnel, œuvre de Pierre-Alexandre Ducroquet (auteur de celui de Saint-Eustache à Paris), primé à l’Exposition universelle de 1855. Avec 28 registres, il fut restauré en 1876 avant d’être démonté en 1996. Les vitraux, signés Claudius Lavergne et Girodon, ainsi que des objets liturgiques (ostensoir, calices), complétaient ce patrimoine. Désaffectée en 1983 pour des raisons financières et une baisse de pratique religieuse, elle fut inscrite in extremis aux Monuments historiques, évitant la démolition.

Après sa désacralisation, l’église fut louée comme salle de banquets de 1992 à 2011. Malgré son inscription en 1983, son état s’est dégradé faute de fonds pour la toiture (800 000 euros estimés). La municipalité, ayant investi 10 millions d’euros dans le conservatoire, n’a pu assurer sa restauration. Aujourd’hui, son avenir reste incertain, bien que son architecture (nef sans transept, bas-côtés, fronton grec) et son histoire témoignent de l’âge d’or industriel et religieux de Roubaix.

Le déclin de l’église s’inscrit dans le contexte post-conciliaire (années 1970), marqué par une désaffection progressive des lieux de culte. Le diocèse de Lille, privilégiant l’église Saint-Martin (plus petite mais moins coûteuse), abandonna Notre-Dame. Son inscription comme Monument historique protège désormais sa structure, son orgue et sa chaire à double escalier, symboles d’un patrimoine à la fois artistique, social et spirituel.

Liens externes

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