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Église Notre-Dame de Royan en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise moderne

Église Notre-Dame de Royan

    Place Notre-Dame
    17200 Royan
Propriété de la commune
Église Notre-Dame de Royan
Église Notre-Dame de Royan
Église Notre-Dame de Royan
Église Notre-Dame de Royan
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Église Notre-Dame de Royan
Église Notre-Dame de Royan
Église Notre-Dame de Royan
Église Notre-Dame de Royan
Église Notre-Dame de Royan
Crédit photo : Jack ma - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
5 janvier 1945
Destruction de l'ancienne église
17 juillet 1955
Pose de la première pierre
10 juillet 1958
Inauguration de l'église
1988
Classement monument historique
1994–1996
Restauration du clocher
2013–2019
Campagne de restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église (cad. AH 290) : classement par arrêté du 10 février 1988

Personnages clés

Guillaume Gillet - Architecte en chef Concepteur de l'église, inhumé dans le déambulatoire.
Marc Hébrard - Architecte associé Collaborateur de Gillet sur le projet.
Bernard Laffaille - Ingénieur (système V) Inventeur des éléments précontraints, décédé en 1955.
René Sarger - Ingénieur successeur Acheva les études de béton après Laffaille.
Xavier Morilleau - Évêque de La Rochelle Posa la première pierre et inaugura l'église.
Henri Martin-Granel - Maître verrier Auteur des 500 m² de vitraux en losange.

Origine et histoire

L’église Notre-Dame de Royan est édifiée entre 1955 et 1958 pour remplacer l’ancienne église néo-gothique de 1874, détruite lors des bombardements du 5 janvier 1945. Conçue par les architectes Guillaume Gillet et Marc Hébrard, assistés des ingénieurs Bernard Laffaille (décédé en 1955) puis René Sarger, elle incarne une rupture stylistique avec le passé. Inspirée des cathédrales gothiques mais résolument moderne, sa structure en béton armé précontraint et ses verrières monumentales (500 m2) en font une prouesse technique. La première pierre est posée le 17 juillet 1955 par l’évêque Xavier Morilleau, et l’inauguration a lieu le 10 juillet 1958.

Classée monument historique en 1988, l’église se distingue par son plan elliptique (45 m de long, 22 m de large) et sa voûte parabolique culminant à 36 mètres, soutenue par des éléments en V brevetés par Laffaille. Le clocher de 60 mètres, visible depuis l’océan, répond au souhait du maire Max Brusset de redonner une silhouette verticale à la ville dévastée. Les vitraux, œuvres de Henri Martin-Granel et Claude Idoux, dont un triangle bleu et rose représentant la Vierge de l’Apocalypse, baignent l’espace d’une lumière symbolique.

Le mobilier intègre des pièces classées, comme une Vierge noire en bronze de Gaston Watkin (Prix de Rome) ou des statues modernistes en métal de Jacques Perret, dont une Jeanne d’Arc. L’orgue, inauguré en 1964 et terminé en 1984 par Robert Boisseau, est le premier « grand seize pieds » en étain martelé depuis le XVIIIe siècle. Classé en 2006, il compte 48 jeux et a été restauré entre 2014 et 2019.

Dès les années 1990, le béton, dégradé par l’air marin, nécessite des restaurations majeures. Le clocher et les vitraux sont réparés entre 1994 et 1999, puis une campagne de 4,2 millions d’euros (2013–2019) concerne les couvertures et les terrasses. Malgré ces efforts, l’Association pour la défense de l’église de Royan (Ader), créée en 2008, alerte sur les risques pesant sur ce patrimoine emblématique.

Depuis 1996, le déambulatoire abrite le tombeau de Guillaume Gillet, qui considérait Notre-Dame comme son chef-d’œuvre. Le projet inabouti d’ajouter un bourdon de 2 tonnes dans le clocher illustre les défis techniques persistants. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage unique de l’audace architecturale des Trente Glorieuses, mêlant spiritualité et innovation.

Liens externes