Frise chronologique
1433–1457
Construction du calvaire
Construction du calvaire
1433–1457 (≈ 1445)
Réalisé pour Marie de Poulmic et Jean du Quélennec.
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Porches, murs du transept par les Quelennec.
1694
Achèvement de la sacristie sud
Achèvement de la sacristie sud
1694 (≈ 1694)
Toit en carène renversée, inscription « HANC F CURAVIT IAC BALLAY ».
1731–1754
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
1731–1754 (≈ 1743)
Chœur agrandi, nef et transept double refaits.
1880
Chapelle de plein air
Chapelle de plein air
1880 (≈ 1880)
Construite par Gustave Bigot pour les pardons.
1985
Classement monument historique
Classement monument historique
1985 (≈ 1985)
Protection de l’église et de son enclos.
2001
Protection des chauves-souris
Protection des chauves-souris
2001 (≈ 2001)
Arrêté préfectoral pour les combles.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Rumengol (cad. C 375) : classement par arrêté du 30 octobre 1985
Personnages clés
| Jean du Quélennec - Vicomte du Faou |
Commanditaire du calvaire (1443–1457) et porche. |
| Marie de Poulmic - Noble locale |
Commanditaire du calvaire avec Jean du Quélennec. |
| Gustave Bigot - Architecte |
Concepteur de la chapelle de plein air (1880). |
| Allain Cap - Peintre verrier |
Auteur des vitraux anciens (non datés). |
| Louis Guermeur - Entrepreneur (1740) |
Responsable des travaux de la nef. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Rumengol, située dans la commune du Faou (Finistère), est un édifice religieux construit principalement aux XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Elle se distingue par son enclos paroissial, typique de Bretagne, et abrite deux pardons annuels : le dimanche de la Trinité et le 15 août (Assomption). Classée monument historique en 1985, elle fut édifiée par les vicomtes Quelennec au XVIe siècle (porches, murs du transept), puis remaniée aux XVIIe et XVIIIe siècles (chœur, nef, sacristie). Son calvaire, datant de 1443, et son porche sud orné d’un tympan représentant l’Adoration des Mages témoignent de son riche patrimoine artistique et religieux.
La sacristie, achevée en 1694, arbore un toit en carène renversée, tandis que le chœur et les bras du transept furent agrandis au XVIIIe siècle. L’église conserve des retables du XVIIe siècle, des statues de saints bretons (Guénolé, Corentin) et des vitraux des XIXe–XXe siècles, dont une maîtresse-vitre évoquant la création du sanctuaire. Un ossuaire, aujourd’hui disparu, et une chapelle extérieure (1880) complétaient autrefois l’enclos. Le site, lieu de pèlerinage attesté dès le XIVe siècle, est aussi connu pour abriter une colonie protégée de chauves-souris dans ses combles depuis 2001.
Le calvaire du cimetière, réalisé entre 1433 et 1457 pour Marie de Poulmic et Jean du Quélennec, fut déplacé en 1925 avant de retrouver sa place d’origine en 1997. Une chapelle de plein air, construite en 1880 par l’architecte Gustave Bigot, sert lors des pardons. L’église, propriété communale, allie architecture religieuse bretonne, mobilier liturgique remarquable (chaire de 1779, orgues de 1876) et histoire locale, marquée par les familles nobles comme les Quelennec.
Les matériaux utilisés reflètent la diversité géologique locale : kersantite pour le porche sud, microdiorite quartzique pour la sacristie, et un mélange de granite, schiste et kersantite pour le chœur. Les blasons restaurés et les inscriptions (comme celle de 1694 sur la sacristie) rappellent les phases de construction et les donateurs. Le site, classé en 1927 pour son enclos, illustre l’évolution d’un lieu de culte médiéval en un sanctuaire diocésain majeur, toujours actif aujourd’hui.