Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifiée par les hospitaliers de Saint-Jean.
4 avril 1911
Classement MH
Classement MH
4 avril 1911 (≈ 1911)
Protection au titre des monuments historiques.
6 novembre 1982
Destruction partielle
Destruction partielle
6 novembre 1982 (≈ 1982)
Nef et chevet emportés par une crue.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Salau : classement par arrêté du 4 avril 1911
Personnages clés
| Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem - Constructeurs et occupants |
Ordre religieux à l'origine de l'édifice. |
| Architecte des Bâtiments de France (non nommé) - Superviseur de la reconstruction |
Dirigea les travaux post-inondation en 1982. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Salau est un édifice roman du XIIe siècle, situé dans le village de Salau, sur la commune de Couflens, en Ariège. Construite par les hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, elle se distingue par sa simplicité architecturale : une nef unique prolongée par un chevet, et un clocher-mur à deux étages orné de chapiteaux sculptés. Son emplacement, à 845 mètres d'altitude au bord du Salat, en fait l'église la plus haute de la vallée.
Le 6 novembre 1982, une crue dévastatrice du Salat, grossi par son affluent le ruisseau des Cougnets, emporte la nef et le chevet. Ces éléments sont reconstruits à l'identique sous la direction de l'architecte des Bâtiments de France, préservant ainsi l'authenticité du monument. L'église, classée au titre des monuments historiques depuis le 4 avril 1911, abrite un cimetière attenant et témoigne de l'histoire médiévale des hospitaliers en Couseran.
Une exposition permanente retrace aujourd'hui l'histoire de Notre-Dame de Salau et son lien avec l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le site, propriété de la commune de Couflens, reste un exemple remarquable d'architecture romane pyrénéenne, marqué par les aléas naturels et les efforts de conservation. Les vestiges des bâtiments monastiques disparus, autrefois adjacents à l'église, rappellent son passé conventuel.