Frise chronologique
VIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
VIe siècle (≈ 650)
Nef romane primitive et abside.
XIe siècle
Ajout du premier clocher
Ajout du premier clocher
XIe siècle (≈ 1150)
Tour ouest avec croisée d’ogive.
XIIe siècle
Agrandissement gothique
Agrandissement gothique
XIIe siècle (≈ 1250)
Transept, chœur et second clocher.
1840
Reconstruction des bas-côtés
Reconstruction des bas-côtés
1840 (≈ 1840)
Fenêtres agrandies, toitures surélevées.
1909
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1909 (≈ 1909)
Protection officielle de l’édifice.
1914-1918
Dégâts de la Première Guerre
Dégâts de la Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Bombardements partiels.
1920-1930
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1920-1930 (≈ 1925)
Reconstruction fidèle avec adaptations.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 12 août 1909
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Septvaux, située dans l’Aisne en région Hauts-de-France, est un édifice emblématique du style roman, marqué par des influences gothiques ultérieures. Construite sur un tertre sacré celte, elle domine le village et son lavoir du XIIe siècle. Son orientation vers Jérusalem, ses fenêtres en plein cintre et ses puissants contreforts illustrent son héritage médiéval. L’édifice se distingue par ses deux clochers : l’un marquant l’entrée, l’autre surplombant la croisée du transept, culminant à 24,5 mètres. À l’intérieur, un beffroi en chêne abrite trois cloches de 1925, remplaçant celles volées en 1917, elles-mêmes héritières d’une cloche de 1635 brisée en 1876.
La construction débute au VIe siècle par une modeste nef romane, encore visible aujourd’hui avec ses huit arcades et ses sculptures primitives. Au XIe siècle, un premier clocher ouest est ajouté, doté d’une croisée d’ogive et de chapiteaux sculptés d’animaux fantaisistes. Le XIIe siècle voit un agrandissement majeur : le chœur et le transept sont reconstruits dans un style gothique intérieur, tandis que la façade conserve son aspect roman pour une harmonie visuelle. Deux chapelles latérales et un second clocher, plus aérien, complètent alors l’ensemble. Les bas-côtés sont reconstruits en 1840, et les dégâts de la Première Guerre mondiale (1914-1918) entraînent une restauration fidèle dans les années 1920-1930, avec quelques adaptations comme un plafond plat en bois dans l’ancien clocher.
Classée Monument Historique en 1909, l’église abrite des éléments remarquables : un autel en bois, des fonts baptismaux du XIIe siècle ornés de sculptures médiévales, et deux statues de la Vierge dans les chapelles du transept. Un escalier en pierre et une muraille soutenue par neuf contreforts relient symboliquement l’édifice au cimetière et au bas du village. Le site, entouré par la forêt de Saint-Gobain, attire les visiteurs pour son architecture et son lien avec le château fort voisin de Coucy. Les sonneries manuelles des cloches perpétuent une tradition villageoise, tandis que les traces de peintures du XIXe siècle dans le clocher témoignent de son évolution artistique.