Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice originel érigé comme chapelle castrale.
1512
Dalle funéraire
Dalle funéraire
1512 (≈ 1512)
Présence d'une pierre tombale datée.
XVe siècle
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
XVe siècle (≈ 1550)
Transformation et extension de l'église.
27 août 1953
Classement MH
Classement MH
27 août 1953 (≈ 1953)
Inscription à l'inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Notre-Dame : inscription par arrêté du 27 août 1953
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-la-Nativité-de-la-Vierge de Sermaise, initialement dédiée à sainte Anne, est un édifice religieux catholique situé dans la commune de Sermaise, en Essonne. Son origine remonte à une chapelle castrale, typique des constructions seigneuriales médiévales. L'édifice actuel trouve ses racines au XIIe siècle, période de sa construction initiale, avant d'être agrandi significativement au XVe siècle. Ces transformations reflètent l'évolution architecturale et religieuse de la région, marquée par le passage du style roman au gothique, puis aux influences Renaissance.
La Fondation du patrimoine identifie sept phases de construction s'étalant du XIe au XVIe siècle, soulignant la complexité historique du site. L'église conserve des témoignages artistiques majeurs, comme une dalle funéraire datée de 1512, un maître-autel du XVIIIe siècle, et des vitraux du XIXe siècle, illustrant son rôle continu dans la vie paroissiale. Depuis un arrêté du 27 août 1953, elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques, reconnaissant sa valeur patrimoniale et son ancrage dans l'histoire locale.
L'édifice, propriété de la commune de Sermaise, incarne à la fois un lieu de culte actif et un marqueur du passé. Son architecture mêle des éléments défensifs (hérités de sa fonction castrale) et des ajouts liturgiques, comme le maître-autel baroque. Les vitraux du XIXe siècle, souvent liés à des campagnes de restauration, rappellent les renouveaux stylistiques et les besoins de modernisation des églises rurales après la Révolution. Aujourd'hui, l'église reste un point central du village, entre mémoire collective et pratique religieuse contemporaine.