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Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
…
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction romane
Construction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Édification initiale de l'église dans le style roman.
XVIe siècle
Inscription ajoutée
Inscription ajoutée XVIe siècle (≈ 1650)
Ajout de l'inscription « ad judicandum Christo Sedente Omnes resurgemus » sur le tympan.
19 janvier 1911
Classement historique
Classement historique 19 janvier 1911 (≈ 1911)
L'édifice est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, à l'exception du clocher : classement par arrêté du 19 janvier 1911
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame
L’église Notre-Dame se situe au centre du bourg de Sillé‑le‑Guillaume, dans le département de la Sarthe, à proximité du château. Ancienne collégiale castrale, elle fut la chapelle seigneuriale des barons de Sillé et abrita jadis une collégiale. De style roman, l’édifice a fait l’objet d’adjonctions et de modifications jusqu’au XIXe siècle. L’accès principal se fait par un grand portail occidental dont le trumeau porte une Vierge à l’Enfant. Dans la voussure, les douze apôtres sont encore identifiables par leurs attributs respectifs. Le tympan représente le Jugement dernier : dans sa partie supérieure apparaît un Christ souffrant qui expose son flanc droit ; ses mains, aujourd’hui brisées, devaient autrefois être ouvertes pour montrer les plaies de la crucifixion. Deux anges tiennent la couronne d’épines, la croix, la lance et un clou, instruments de la Passion. Une inscription du XVIe siècle, « ad judicandum Christo Sedente Omnes resurgemus », souligne cette scène, tandis que la partie inférieure illustre la Résurrection des morts. Le linteau laissait autrefois deviner l’inscription Janua Coeli, « porte du ciel ». L’édifice est classé au titre des monuments historiques depuis le 19 janvier 1911 ; le portail occidental ainsi que son archivolte et son tympan constituent des éléments remarquables. L’église conserve également plusieurs objets d’art protégés au titre des monuments historiques, notamment des statues de la Vierge à l’Enfant, de saint Jean‑Baptiste, d’un diacre et de saint Jacques le Majeur.