Frise chronologique
1176
Première mention écrite
Première mention écrite
1176 (≈ 1176)
Charte du comte de Rethel citant *Milone de Sorceyo*.
début XIVe siècle
Pouillé ecclésiastique
Pouillé ecclésiastique
début XIVe siècle (≈ 1404)
Registre plaçant l’église sous l’autorité de Sept-Fontaines.
1717
Installation du maître-autel
Installation du maître-autel
1717 (≈ 1717)
Tabernacle et retable datés par inscription.
1780
Pouillé mentionnant les dîmes
Pouillé mentionnant les dîmes
1780 (≈ 1780)
Abbayes de Sept-Fontaines, Élan et Saint-Remi impliquées.
1834
Destruction partielle de la tour
Destruction partielle de la tour
1834 (≈ 1834)
Ouragan réduisant sa hauteur à 30 mètres.
1837
Installation de nouvelles cloches
Installation de nouvelles cloches
1837 (≈ 1837)
Alexandrine et Louise remplacent celles perdues.
1986
Classement monument historique
Classement monument historique
1986 (≈ 1986)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 195) : classement par arrêté du 5 mai 1986
Personnages clés
| Milone de Sorceyo - Premier cité dans les archives |
Mentionné en 1176 dans une charte. |
| Hubert Collin - Historien de l’art |
A souligné l’originalité de sa façade. |
| F. Henriquez - Curé commanditaire en 1717 |
Finança le maître-autel et son mobilier. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Sorcy-Bauthémont, située dans les Ardennes, est un édifice rural principalement de style roman, construit entre les XIIe et XVIe siècles. Mentionnée dès 1176 dans une charte du comte de Rethel sous le nom Milone de Sorceyo, elle est placée sous l’autorité de l’abbaye Notre-Dame de Sept-Fontaines et dédiée à la Vierge Marie. Son existence est confirmée dans des pouillés (registres ecclésiastiques) des XIVe et XVIIIe siècles, où elle apparaît comme un lieu de culte dépendant du doyenné du Châtelet.
La façade occidentale, divisée en trois niveaux, est un chef-d’œuvre d’ornementation romane. Le portail en plein cintre, surmonté d’une fenêtre à quatre lobes et d’une corniche à feuilles d’acanthe, évoque l’architecture corinthienne gallo-romaine. À l’intérieur, la nef à charpente apparente et les voûtes d’ogives de la croisée du transept reflètent une tradition carolingienne. La tour carrée, partiellement détruite par un ouragan en 1834, et les stalles en bois sculpté (XVIIe siècle) témoignent des transformations ultérieures.
Classée monument historique en 1986, l’église conserve un mobilier remarquable, dont un maître-autel daté de 1717 et deux cloches installées en 1837, remplaçant celles confisquées pendant la Révolution. Son histoire est liée à plusieurs abbayes régionales, comme Saint-Remi de Reims et Sept-Fontaines, qui en percevaient les dîmes. L’édifice illustre ainsi l’évolution architecturale et religieuse d’un village ardennais sur près de neuf siècles.
Les sources historiques, comme les pouillés de Reims ou les travaux de l’historien Hubert Collin, soulignent son originalité stylistique. Collin la qualifie de « plus belle façade de la région », mettant en avant la finesse de sa sculpture ornementale. Malgré les aléas (Révolution, ouragan), l’église reste un témoignage majeur du patrimoine roman champenois-ardennais.