Frise chronologique
vers 987
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
vers 987 (≈ 987)
Donation à l’abbaye de Marmoutier par Thibault.
1069
Destruction et reconstruction
Destruction et reconstruction
1069 (≈ 1069)
Incendie puis reconstruction par Bouchard III.
1090
Fin des travaux
Fin des travaux
1090 (≈ 1090)
Prieur Adelelme en fonction.
XVe siècle
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
XVe siècle (≈ 1550)
Clocher rebâti sur flanc sud.
1562
Incendie par les protestants
Incendie par les protestants
1562 (≈ 1562)
Prieuré brûlé pendant les guerres.
1927
Démontage du portail
Démontage du portail
1927 (≈ 1927)
Portail occidental vendu.
1948
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1948 (≈ 1948)
Inscription des ruines priorales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise priorale (ruines) : inscription par arrêté du 22 mai 1948
Personnages clés
| Thibault - Seigneur de l’Île-Bouchard |
Fonda le prieuré en 987. |
| Bouchard III - Seigneur local |
Reconstruit le prieuré après 1069. |
| Geoffroy Fuel - Opposant de Bouchard III |
Impliqué dans la destruction de 1069. |
| Adelelme - Prieur vers 1090 |
Premier prieur après reconstruction. |
| Bonnot - Prieur (1658-1669) |
Fit relever le prieuré après 1562. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame de Tavant trouve ses origines dans la fondation d’un prieuré vers 987 par Thibault, seigneur de l’Île-Bouchard, qui en fit don à l’abbaye de Marmoutier. Ce prieuré, détruit lors d’un incendie à la fin du XIe siècle, fut reconstruit après 1069 sous l’impulsion de Bouchard III, suite à un conflit opposant ce dernier à son oncle Geoffroy Fuel. Les travaux semblent achevés vers 1090, comme en témoigne la présence du prieur Adelelme. L’église, de plan en croix latine à trois vaisseaux, fut probablement entièrement voûtée, bien que seules trois travées du collatéral sud et des arcades en plein cintre subsistent aujourd’hui.
Au XVe siècle, un clocher fut reconstruit sur le flanc sud du chœur, intégrant des éléments de remploi. L’ensemble monastique, qui comprenait également un cloître, fut incendié par les protestants en 1562, puis restauré sous le priorat de Bonnot entre 1658 et 1669. Le déclin du monastère s’amorça au XVIIIe siècle, et la communauté disparut à la Révolution. L’église, abandonnée, fut partiellement transformée en habitation, tandis que son portail occidental fut démonté et vendu en 1927. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines de l’église priorale, classées Monument Historique en 1948.
Les vestiges actuels, incluant les arrachements de voûtes et les arcades reliant la nef aux collatéraux, rappellent l’importance passée de ce prieuré. Le site, bien que partiellement converti en logement, conserve une valeur patrimoniale liée à son histoire médiévale et à ses reconstructions successives. Les sources mentionnent également un ensemble fortifié au XVIe siècle, attestant de son rôle défensif et religieux dans la région.