Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église, chevet et clocher conservés.
11 juillet 1903
Classement monument historique
Classement monument historique
11 juillet 1903 (≈ 1903)
Protection officielle de l'édifice par l'État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par arrêté du 11 juillet 1903
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Thézac, située dans le département de la Charente-Maritime en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. De cette première construction, il subsiste aujourd’hui le chevet, le transept, des chapelles gothiques et un clocher remarquable, considéré comme l’un des mieux conservés de la Saintonge romane. La nef, détruite lors des guerres de religion, témoigne des bouleversements historiques qu’a connus la région. Un escalier permet d’accéder à une crypte-ossuaire voûtée d’ogives primitives, élément rare et caractéristique de ce monument.
Le clocher de l’église, de forme carrée, se distingue par ses deux étages en retrait, dont le supérieur est ajouré sur ses quatre faces, tandis que l’étage inférieur présente des arcatures en applique. À l’intérieur, les voûtes en coupoles sur trompes, renforcées par des nervures saillantes, reflètent les techniques architecturales romanes. Classée au titre des monuments historiques depuis le 11 juillet 1903, cette église appartient à la commune de Thézac et reste un témoignage majeur du patrimoine religieux et architectural de la région.
La crypte de l’église Notre-Dame, accessible par un petit escalier, est recouverte d’une croisée d’ogives primitive et comporte une banquette de pierre faisant le tour de l’espace, située à environ 50 centimètres du sol. Cet aménagement, ainsi que la fonction d’ossuaire de la crypte, souligne l’importance funéraire et symbolique de ce lieu au Moyen Âge. Le monument, propriété communale, incarne à la fois l’héritage roman de la Saintonge et les transformations subies au fil des siècles, notamment pendant les conflits religieux qui ont marqué la région.