Origines gallo-romaines et première édification XIe siècle (≈ 1150)
Fouilles révélant mosaïques et autel votif.
XIIe siècle
Reconstruction romane et pèlerinage
Reconstruction romane et pèlerinage XIIe siècle (≈ 1250)
Façade, chœur et début des sculptures.
XIIIe siècle
Agrandissement pour les pèlerins
Agrandissement pour les pèlerins XIIIe siècle (≈ 1350)
Ajout d’un bas-côté voûté.
1507
Peintures murales commanditées
Peintures murales commanditées 1507 (≈ 1507)
Fresques par Robert Courraut, aujourd’hui disparues.
8 juillet 2004
Classement monument historique
Classement monument historique 8 juillet 2004 (≈ 2004)
Protection de l’édifice en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. C 234) : classement par arrêté du 8 juillet 2004
Personnages clés
Robert Courraut - Donateur des fresques
Commande les peintures murales en 1507.
Pape Urbain II - Figure représentée dans l’église
Statue et fresque présentes dans l’édifice.
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-Tout-Espoir de Saint-Genès-de-Lombaud, située en Gironde, trouve ses origines au XIe siècle, sur les vestiges d’un lieu de culte gallo-romain, comme en témoignent les fouilles ayant révélé des mosaïques, des tuiles et un autel votif. Reconstruite au XIIe siècle, elle devient un lieu de pèlerinage dédié à une Vierge noire, attirant une affluence telle que l’édifice est agrandi au XIIIe siècle par un bas-côté voûté. Son architecture mêle des éléments romans (façade ouest, chœur à chevet plat) et des ajouts gothiques précoces, comme les voûtes sur croisée d’ogives.
La façade occidentale, typiquement romane, est ornée de quatre chapiteaux historiés et d’une archivolte illustrant vingt sujets, dont des scènes moralisatrices (luxure, avarice, danse infernale). Ces sculptures, partiellement restaurées au XIXe siècle, reflètent les préoccupations religieuses médiévales, mêlant symboles païens et chrétiens. Le portail met en garde contre les péchés, avec des représentations de musiciens maudits, de porteurs de poissons (jeu de mots sur pêcheurs/pécheurs), et une chasse au lièvre symbolisant la lutte contre le mal.
Au XVIIe siècle, une porte est percée dans la façade sud, et une sacristie est ajoutée au XVIIIe siècle. Le clocher-mur actuel, à deux baies, pourrait reproduire un modèle plus ancien. L’édifice, construit sur une pente, présente une orientation atypique (sud-est/nord-ouest) due au terrain. Classé monument historique en 2004, il abrite une Vierge noire du XIIIe ou XIVe siècle, classée en 1908, ainsi qu’un autel votif gallo-romain réutilisé comme socle pour une statue du pape Urbain II.
Les peintures murales du XVIe siècle (1507), redécouvertes en 1879 mais aujourd’hui disparues, représentaient le pape Urbain II, une Piéta et le donateur Robert Courraut. Ces fresques, ainsi que le mobilier (statue d’Urbain II, autel romain), soulignent les strates historiques du site, des origines antiques au pèlerinage médiéval. L’église illustre ainsi la continuité cultuelle et artistique d’un lieu sacré sur près de deux millénaires.
L’iconographie romane, exceptionnellement préservée, inclut des chapiteaux à thèmes moralisateurs (communion sacrilège, farandole païenne) et des modillons à motifs géométriques. Ces éléments, combinés à l’histoire du pèlerinage et aux vestiges gallo-romains, font de Notre-Dame-de-Tout-Espoir un témoignage majeur de l’art religieux aquitain et de son évolution entre Antiquité et époque moderne.
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