Frise chronologique
1184
Fondation de l'abbaye
Fondation de l'abbaye
1184 (≈ 1184)
Bulle pontificale de Lucius III et donations initiales.
1222
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1222 (≈ 1222)
Début de la construction de l'église abbatiale.
1359
Premier incendie
Premier incendie
1359 (≈ 1359)
Destruction par les bandes anglaises.
1790
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1790 (≈ 1790)
Fermeture à la Révolution française.
1820
Agrandissement paroissial
Agrandissement paroissial
1820 (≈ 1820)
Transformation en église paroissiale.
1949
Classement monument historique
Classement monument historique
1949 (≈ 1949)
Protection partielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Valbenoite à l'exception de la façade et du clocher : inscription par arrêté du 29 décembre 1949
Personnages clés
| Lucius III - Pape |
Auteur de la bulle de fondation (1184). |
| Guy II de Forez - Comte de Forez |
Protecteur de l'abbaye en 1184. |
| Guy IV de Forez - Comte de Forez |
Pose la première pierre en 1222. |
| Jean Belles-mains - Archevêque de Lyon |
Acteur des donations et conflits territoriaux. |
| Pons de Saint-Priest - Seigneur local |
Donateur de terrains à l'abbaye. |
| Hugues de Bonnevaux - Moine cistercien |
Initiateur des donations de 1184. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame de Valbenoîte, située à Saint-Étienne dans la Loire, est une ancienne abbatiale cistercienne fondée en 1184, dont la construction de l'église débuta en 1222. Ce monument illustre l’influence politique des cisterciens dans la région, notamment lors des conflits entre le comte de Forez et l’archevêque de Lyon. L’abbaye, dotée de terres par des seigneurs locaux comme Pons de Saint-Priest, fut plusieurs fois détruite (incendies de 1359, 1570, 1779) et reconstruite, reflétant les tumultes de l’histoire forézienne.
Vendue comme bien national en 1790, l’église devint paroissiale au XIXe siècle et fut agrandie en 1820. Son architecture romane, dépourvue de transept, se distingue par des voûtes d’arêtes remplaçant les berceaux brisés d’origine, et une abside ornée de médaillons sculptés. Le sol fut surélevé en 1850 pour contrer les crues du Furan. Le clocher et la façade, plus récents, contrastent avec la structure médiévale, classée monument historique en 1949 (hors façade et clocher).
L’abbaye, centre spirituel et économique, étendait sa seigneurie sur Saint-Étienne, Graix et Saint-Cyr-les-Vignes. Elle abritait un scriptorium et servait de nécropole aux seigneurs de Jarez et Durgel. Après la Révolution, l’édifice accueillit une école mariste (1846) avant de devenir un groupe scolaire. Son orgue Cavaillé-Coll (1859), modifié depuis, témoigne de son héritage culturel.
Les sources historiques, comme la bulle pontificale de Lucius III (1184) ou les actes de donation, révèlent les liens entre Valbenoîte et les pouvoirs locaux. Guy II et Guy IV de Forez, ainsi que l’archevêque Jean Belles-mains, y jouent un rôle clé. Les faux documentaires signalés par Étienne Fournial soulignent les enjeux mémoriels de ce patrimoine, aujourd’hui symbole de la résilience religieuse et architecturale stéphanoise.