Frise chronologique
965
Première mention écrite
Première mention écrite
965 (≈ 965)
Citée sous *San Stéphani de Villa*.
1254
Donation au chapitre de Cahors
Donation au chapitre de Cahors
1254 (≈ 1254)
Attribuée par l'évêque Barthélemy de Roux.
1272
Confirmation de possession
Confirmation de possession
1272 (≈ 1272)
Possession validée par le diocèse.
1480
Commande d'une cloche
Commande d'une cloche
1480 (≈ 1480)
Fabriquée par un fondeur cahorsin.
XIXe siècle
Restauration de la nef
Restauration de la nef
XIXe siècle (≈ 1865)
Voûte en berceau et façade reconstruite.
3 mai 1913
Classement monument historique
Classement monument historique
3 mai 1913 (≈ 1913)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise romane de Notre-Dame-de-Vêles (cad. E 382) : classement par arrêté du 3 mai 1913
Personnages clés
| Barthélemy de Roux - Évêque de Cahors |
A attribué la chapelle en 1254. |
| Edmond Albe - Historien local |
A étudié sa titulature et son histoire. |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-de-Vêles, située à Saint Géry-Vers dans le Lot, est mentionnée dès 965 sous le nom de San Stéphani de Villa. En 1254, la chapelle de Vêles est attribuée au chapitre de la cathédrale de Cahors par l'évêque Barthélemy de Roux, une possession confirmée en 1272. L'édifice, d'abord dédié à saint Étienne, conserve des éléments romans comme une abside voûtée en cul-de-four et une coupole au-dessus de la croisée du transept. Son clocher carré, massif, domine le paysage.
Au XVe siècle, en 1480, la fabrique commande une grosse cloche à un fondeur de Cahors. La nef, restaurée au XIXe siècle, reçoit alors une voûte en berceau et une façade occidentale entièrement reconstruite. Classée monument historique en 1913, l'église illustre l'évolution architecturale médiévale, mêlant influences romanes et modifications ultérieures. Son chapiteau représentant le martyre de saint Étienne confirme sa titulature initiale.
L'édifice, lieu de pèlerinage réputé, se distingue par ses colonnes engagées aux chapiteaux historiés et son portail plein cintre orné de baies géminées. Les sources historiques, comme les travaux d'Edmond Albe ou les archives diocésaines, soulignent son importance dans le diocèse de Cahors. Aujourd'hui, elle reste un témoignage majeur du patrimoine religieux lotois, mêlant histoire locale et architecture médiévale.