Financement par Arnaud 1140 (≈ 1140)
Arnaud de Vopillon finance l'église et le prieuré.
XIe siècle
Fondation initiale
Fondation initiale XIe siècle (≈ 1150)
Début de la construction de l'église sous l'ordre de Fontevrault.
1569
Destruction partielle
Destruction partielle 1569 (≈ 1569)
Ruines causées par les protestants conduits par Montgomery.
1774
Ouverture du porche
Ouverture du porche 1774 (≈ 1774)
Ajout d'un porche dans le mur sud.
1826
Effondrement de la voûte
Effondrement de la voûte 1826 (≈ 1826)
La voûte en cul-de-four du chœur s'effondre.
Années 1960
Restauration majeure
Restauration majeure Années 1960 (≈ 1960)
Travaux de restauration importants réalisés.
1971
Inscription historique
Inscription historique 1971 (≈ 1971)
L'église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Vopillon (cad. C 194) : inscription par arrêté du 15 octobre 1971
Personnages clés
Arnaud de Vopillon
Sire ayant financé l'église et le prieuré vers 1140.
Montgomery
Chef protestant ayant ruiné l'ensemble monastique en 1569.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame de Vopillon
L’église Notre-Dame de Vopillon, située à Beaumont dans le Gers, est un édifice de style roman majoritairement construit par l’ordre de Fontevrault. Elle fut fondée par le sire Arnaud de Vopillon, qui finança l’église et le prieuré vers 1140 à la suite d’un pèlerinage au Paravis, près de Port-Sainte-Marie. Le monastère de Vopillon, dont l’église reste le seul vestige significatif, a exercé une influence sur le Condomois pendant plus de quatre siècles. En 1569, l’ensemble monastique fut en grande partie ruiné par les protestants conduits par Montgomery ; c’est vraisemblablement à cette époque que la voûte s’est écroulée et qu’une partie occidentale de la nef a été détruite. Avant la fin du XVIIIe siècle, il ne subsistait déjà plus que deux des trois ou quatre travées initiales de la nef, traces d’arrachement étant encore visibles sur l’élévation occidentale. Un porche fut ouvert dans le mur sud en 1774 et la voûte en cul-de-four du chœur s’est effondrée en 1826. La Révolution a entraîné la destruction du prieuré et la transformation de l’église en grange. D’importants travaux de restauration ont été réalisés dans les années 1960 et des campagnes de sauvegarde sont aujourd’hui soutenues par la Fondation du Patrimoine et l’association locale Artiga. L’édifice présente une nef unique avec abside semi-circulaire et était autrefois voûté. Un damier encadre, à la hauteur des chapiteaux, l’ensemble du chœur et de la nef ; les chapiteaux reposent sur des colonnes engagées. Les chapiteaux du chœur portent un décor végétal plat, tandis que ceux de la nef semblent représenter Daniel parmi les lions. D’importants vestiges de peintures murales subsistent, notamment l’ornementation de l’intrados de l’arc conduisant à la sacristie et sur le mur nord du chœur, datées des XIIIe–XIVe siècles. Parmi les peintures conservées figure notamment une Adoration des mages. L’église est inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1971.