Effondrement du chœur XVIIe siècle (≈ 1750)
Réorientation de l’église et nouveaux travaux.
1780
Voûtement du chevet
Voûtement du chevet 1780 (≈ 1780)
Date gravée sur la clef de voûte.
1927
Protection du clocher
Protection du clocher 1927 (≈ 1927)
Inscription aux monuments historiques.
2004
Protection de l’église
Protection de l’église 2004 (≈ 2004)
Inscription totale du bâtiment.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le clocher : inscription par arrêté du 6 septembre 1927 - L'église en totalité (cad. BE 607) : inscription par arrêté du 7 janvier 2004
Personnages clés
Vignol - Architecte
Responsable du voûtement XIXe siècle.
Origine et histoire de l'Église Notre-Dame del Prat
L'église Notre-Dame del Prat, aussi appelée Sainte-Marie del Prat, est un édifice religieux de style gothique méridional situé à Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales. Mentionnée dès 920, elle est entièrement reconstruite au XIVe siècle avec une nef unique flanquée de chapelles latérales et un imposant clocher-tour. Son nom, Santa Maria del Prat en catalan, évoque son emplacement originel, probablement un pré communal.
Au XVIIe siècle, l’effondrement du chœur entraîne une réorientation de l’édifice : l’ancienne façade ouest devient le chevet, et un nouveau portail est aménagé à l’est. Les travaux se poursuivent aux XVIIIe et XIXe siècles, avec notamment la pose d’une fausse voûte en 1780, remplacée plus tard par une charpente restaurée en 2000-2001. Le clocher, typique des tours romanes catalanes, est inscrit aux monuments historiques en 1927, suivi de l’ensemble de l’église en 2004.
Architecturalement, l’église allie sobriété extérieure et complexité intérieure, avec une nef couverte d’arcs diaphragmes et des chapelles voûtées d’ogives. Les contreforts massifs et les vestiges de fortification (comme une bretèche près du clocher) témoignent de son adaptation aux besoins défensifs et liturgiques. Construite en galets de rivière et granit, elle illustre les techniques locales tout en reflétant les influences des ordres mendiants dans la diffusion du gothique méridional.
Son histoire récente inclut des restaurations majeures au XXIe siècle, comme celle de la façade et des chapelles latérales en 2008-2009. Ces interventions visent à préserver un patrimoine emblématique du Roussillon, marqué par des siècles de transformations et d’usages communautaires.