Église Notre-Dame-des-Anges d'Angles en Vendée

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise Eglise romane

Église Notre-Dame-des-Anges d'Angles

  • 6 Place de l'Église
  • 85750 Angles
Église Notre-Dame-des-Anges dAngles
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Crédit photo : Aurélien Caillaud - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1700
1800
1900
2000
Fin du XIe siècle
Construction initiale
1210
Début du XIIIe siècle
1342
Élévation en abbaye
XVIIe siècle
Restauration post-guerres
1870
Restauration majeure
Fin du XIXe siècle
Modifications architecturales
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 24 décembre 1913

Personnages clés

Pierre Mesnard Premier abbé élu en 1342 après l'élévation du prieuré en abbaye.
Victor Dupont Architecte responsable de la restauration du XIXe siècle.
Évêque Martin Figure légendaire associée à la gargouille de la façade ouest.

Origine et histoire de l'Église Notre-Dame-des-Anges

L'église Notre‑Dame‑des‑Anges, aussi appelée Notre‑Dame‑de‑l'Assomption, est classée Monument historique en 1913 et se situe à Angles, en Vendée. Elle appartient à la paroisse catholique de Notre‑Dame de Lumière et des messes y sont célébrées aujourd'hui. Selon les sources, sa construction est datée soit de la fin du XIe siècle (vers 1075‑1080), soit vers 1210 ; elle faisait à l'origine partie d'un ensemble monastique. Ce prieuré, placé sous le patronage de Sainte‑Marie, abritait des chanoines réguliers suivant la règle de saint Augustin et comprenait cloître, dortoirs, réfectoire et salle capitulaire. Du XIe au XIVe siècle, les chanoines élisaient un prieur ; après 1342, alors qu'il y avait plus d'une dizaine de chanoines, le prieuré fut élevé en abbaye et Pierre Mesnard fut le premier abbé élu. En 1371, pendant la guerre de Cent Ans, les bâtiments furent sérieusement endommagés par des troupes royales. Aux guerres de Religion à la fin du XVIe siècle, les ailes du monastère furent détruites et une partie de l'église endommagée, entraînant la fin de la vie monastique ; l'édifice subsista comme église paroissiale desservie par deux prêtres séculiers. Le domaine fut géré par des abbés commendataires, souvent absents, qui nommaient un fermier général sur place ; le système de la commende dura jusqu'en 1791, date à laquelle les restes de l'abbaye furent vendus comme bien national. L'église a fait l'objet de restaurations aux XVIIe et XIXe siècles, notamment vers 1870 et à la fin du XIXe siècle. De la première église subsistent le bras sud du transept, son absidiole, la croisée du transept, la coupole sur pendentifs et peut‑être le clocher ; le plan primitif était très vraisemblablement une croix latine avec transept flanqué d'absidioles et chœur terminé par une abside. Le chœur et les bras de transept sont voûtés en berceau brisé, tandis que les absidioles et l'abside sont voûtées en cul‑de‑four ; la crypte et plusieurs parties du côté nord furent endommagées au XVIe siècle et leur restauration commença au XVIIe siècle. La nef, de style gothique angevin datée de la fin du XIIe siècle au début du XIIIe, comporte deux travées larges couvertes de coupoles nervurées et sans bas‑côtés, d'une largeur exceptionnelle pour l'époque de 11,40 mètres. Ces coupoles, originellement couvertes de tuiles, ont nécessité des renforts par de fortes colonnes groupées ; au XIXe siècle une toiture à deux pans fut ajoutée, entraînant la surélévation des murs gouttereaux. Les deux travées présentent des coupoles différentes — l'une à quatre nervures, l'autre à huit — ce qui indique qu'elles n'ont pas été réalisées en même temps et traduit des restaurations et remontages, notamment au XVIIe siècle après les guerres de Religion. De nombreux éléments antiques ont été remployés lors des restaurations et la plupart des sculptures du chœur furent refaites vers 1870, à l'exception d'un atlante à l'absidiole sud ; les parements et corniches extérieurs furent également largement restaurés. Le sol actuel, dallé en pierre calcaire, se trouve environ un mètre au‑dessus du sol primitif, masquant la base des colonnes, et un affaissement du XVIIe siècle imposa la construction de gros contreforts qui ont enfoui des décors d'origine, dont deux portails aveugles encadrant le portail central. La façade ouest est ornée d'une gargouille représentant une bête sauvage ; selon la légende locale, l'évêque Martin aurait jadis dompté la créature puis la pétrifia pour la placer en haut de l'église, où elle serait devenue la cause mythique de la perte de la beauté des jeunes filles passant sous elle, ce récit expliquant aussi, selon la tradition, l'ouverture d'une porte latérale pour les préserver.

Liens externes