Frise chronologique
XIe siècle
Don à l'abbaye Saint-Père
Don à l'abbaye Saint-Père
XIe siècle (≈ 1150)
Église ruinée cédée à Chartres.
Fin XVe – début XVIe siècle
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
Fin XVe – début XVIe siècle (≈ 1625)
Charpente, baies flamboyantes, décor peint.
1789–1799
Désaffectation révolutionnaire
Désaffectation révolutionnaire
1789–1799 (≈ 1794)
Fermeture pendant dix ans.
1835
Fusion communale
Fusion communale
1835 (≈ 1835)
Naissance des Autels-Villevillon, sauvetage.
19 juin 2006
Inscription MH
Inscription MH
19 juin 2006 (≈ 2006)
Protection totale de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. C 85) : inscription par arrêté du 19 juin 2006
Personnages clés
| Abbaye Saint-Père de Chartres - Institution religieuse |
Propriétaire au XIe siècle. |
| Habitants des Autels-Villevillon - Communauté locale |
Sauvegarde en 1835. |
Origine et histoire
L’église Notre-Dame des Autels-Villevillon, classée Monument Historique, trouve ses origines au XIe siècle, époque où elle est donnée à l’abbaye Saint-Père de Chartres après avoir été jugée irrécupérable en raison de son état de ruine. Ce premier état, bien que mal connu, marque son ancrage dans le réseau religieux médiéval local, lié à une institution chartraine majeure. La reconstruction partielle et les transformations interviennent principalement à la fin du XVe siècle, avec l’ajout d’une charpente à chevrons formant fermes partiellement lambrissée, ainsi que de nouveaux percements (portail ouest, baies flamboyantes). Ces travaux s’accompagnent probablement de la réalisation d’un décor peint, reflétant l’évolution stylistique vers le gothique tardif.
La Révolution française désaffecte l’église pendant dix ans, avant qu’elle ne soit réunie, sous le Concordat, à la paroisse des Autels-Saint-Eloi. En 1835, la fusion des deux communes donne naissance aux Autels-Villevillon, sauvant l’édifice d’une démolition programmée grâce à la mobilisation des habitants. L’église, épargnée par les restaurations du XIXe siècle, conserve ainsi des caractéristiques architecturales du XVIIIe siècle, notamment son abside romane percée de baies en grison et sa charpente typique des églises rurales du Perche. Son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques en 2006 protège l’intégralité du bâtiment (cadastre C 85), aujourd’hui propriété communale.
L’édifice s’inscrit dans une typologie régionale d’églises rurales du Perche, marquée par des absides romanes et des charpentes à voûtes lambrissées. Son état de conservation exceptionnel, peu altéré par des interventions ultérieures, en fait un témoignage rare des pratiques constructives médiévales et modernes. La localisation, signalée comme satisfaisante (note 7/10), place l’église le long de la route de la Chapelle-Royale, dans un cadre rural préservé. Les éléments protégés incluent la totalité de la structure, soulignant son importance patrimoniale pour le département d’Eure-et-Loir et la région Centre-Val de Loire.