Frise chronologique
1554-1556
Construction du chœur Renaissance
Construction du chœur Renaissance
1554-1556 (≈ 1555)
Œuvre financée par Claude de La Fayette.
1574
Édification du clocher
Édification du clocher
1574 (≈ 1574)
Financé par le curé Philippe Bernard.
1793
Destruction de la chapelle primitive
Destruction de la chapelle primitive
1793 (≈ 1793)
Seule une statue de Vierge subsiste.
1859
Reconstruction de la nef
Reconstruction de la nef
1859 (≈ 1859)
Financée par le duc de Périgord.
1931
Classement monument historique
Classement monument historique
1931 (≈ 1931)
Inscription du chœur et des chapelles.
1980-1983
Restauration majeure
Restauration majeure
1980-1983 (≈ 1982)
Travaux incluant démolition de la sacristie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur : inscription par arrêté du 2 février 1931
Personnages clés
| Claude de La Fayette - Seigneur de Maffliers |
Finança le chœur Renaissance (1554-1556). |
| Philippe Bernard - Curé de Maffliers (1533-1581) |
Initiateur du clocher (1574). |
| Abbé François Collin - Curé érudit (XIXe siècle) |
Instigateur de la nef actuelle. |
| Augustin-Élie de Talleyrand-Périgord - Duc de Périgord |
Finança la nef en 1859. |
| Jean Forget - Premier baron de Maffliers |
Monument funéraire classé (1611). |
Origine et histoire
L'église Notre-Dame-des-Champs de Maffliers, officiellement dédiée à Notre-Dame-de-l'Assomption, remplace une chapelle médiévale dédiée à Saint-Blaise. Son chœur Renaissance, construit entre 1554 et 1556 sous l’impulsion du seigneur Claude de La Fayette et du curé Philippe Bernard, est une œuvre remarquable de la Renaissance française. Le clocher, érigé en 1574, complète cet ensemble architectural. La nef actuelle, reconstruite en 1859 en seulement neuf mois grâce au financement du duc de Périgord, s’aligne sur la hauteur et la largeur du chœur, offrant une harmonie visuelle rare pour une église paroissiale.
La chapelle primitive, Notre-Dame-des-Champs, située rue de Beaumont, fut démolie en 1793 pendant la Révolution. Seule une statue en bois de la Vierge à l’Enfant du XIVe siècle, aujourd’hui exposée dans l’église, en subsiste. Le mobilier inclut des éléments classés, comme le monument funéraire de Jean Forget (1611) et un antependium du XVIIe siècle. L’édifice, inscrit aux monuments historiques en 1931, a subi des restaurations majeures entre 1980 et 1983, bien que des problèmes de stabilité persistent dans le chœur.
L’architecture intérieure mêle influences gothiques flamboyantes et Renaissance, avec des voûtes d’ogives, des chapiteaux doriques et corinthiens, et des vitraux du XXe siècle. Les chapelles latérales, dédiées à sainte Cécile et à la Vierge, abritent des retables et des œuvres d’art religieux. L’extérieur, sobre, met en valeur le chevet Renaissance, orné de contreforts sculptés et d’une corniche à denticules. L’église, bien que désaffectée partiellement, reste un témoignage précieux de l’art sacré en Île-de-France.
Sous l’Ancien Régime, Maffliers dépendait du diocèse de Beauvais et du doyenné de Beaumont. La Révolution supprima la paroisse en 1790, et le culte ne fut rétabli qu’en 1802. Au XIXe siècle, l’abbé Collin, curé érudit, initia la reconstruction de la nef et documenta l’histoire locale. Aujourd’hui, l’église fait partie d’un regroupement paroissial avec Baillet-en-France, Montsoult et Nerville-la-Forêt, et n’accueille plus que des messes occasionnelles.
Les vitraux, réalisés par les ateliers Lorin et Chanussot au début du XXe siècle, illustrent des scènes bibliques comme l’Assomption ou la Nativité. Une rosace moderne (1999) orne la façade occidentale, tandis que les chapelles conservent des éléments mobiliers classés, dont une statue de la Vierge du XIVe siècle, rescapée de la destruction révolutionnaire. Malgré des travaux de consolidation, le chœur reste fragilisé, nécessitant des étais pour préserver sa structure.
L’église, située rue de la Mairie à Maffliers, domine le village depuis un promontoire à 150 mètres d’altitude. Son emplacement, près de la forêt de L’Isle-Adam, et son architecture hybride en font un monument emblématique du Val-d’Oise, reflétant cinq siècles d’histoire religieuse et artistique.